EXHIBITION # 029

3 DECEMBER 2011 - 21 JANUARY 2012

VIS A VIS

Fiona Banner Jean-Daniel Berclaz Oliver Breitenstein Franz Burkhardt Geoffrey de Beer Luc Deleu Willy De Sauter Johan De Wilde Sean Edwards Ceal Floyer gerlach en koop Alain géronneZ Paul Goede Stefan Gritsch Alexander Heaton Bruno Jacob Sam Kautsch Klaas Kloosterboer WJM KOK Peter Liversidge Emilio Lòpez- Menchero Cildo Meireles Dawn Mellor Thomas Müllenbach Michalis Pichler Bernhard Schreiner Eric Van Hove Lukas Vandenabeele Lawrence Weiner. Curated by Philippe Braem

FR
Depuis l’explosion de l’internet, on ne peut plus regarder l’art de la même manière. Mais la base de toute bonne observation en la matière est toujours pareille : une insatiable curiosité. Regarder l’art depuis plus de 30 ans, c’est-à-dire visiter des ateliers, des expositions et des foires d’art en Belgique et à l’étranger, a exercé mon œil. Je feuillette également tout catalogue qui me tombe entre les mains et, où que j’aille, je ne peux m’empêcher de regarder les dépliants, les invitations et tout document de cette espèce, hélas souvent à ma grande déception. Je navigue tous les jours sur l’internet, à la recherche de territoires nouveaux et inconnus, dans l’espoir de me faire surprendre.

L’occasion de tirer parti de toute cette information s’est présentée lorsque Francesco Rossi, avec qui je partage une déjà longue amitié et diverses collaborations, m’a proposé d’organiser une exposition de groupe dans sa galerie.

L’idée du titre et du thème est sortie du dictionnaire. «Vis-à-vis» est un terme constitué de deux parties identiques. Il signifie «face à face», mais aussi «en relation avec». C’était précisément là mon objectif : choisir des travaux qui, accrochés sur deux murs opposés, puissent engager un dialogue. L’exposition s’est ainsi développée d’un artiste à l’autre, sautant d’une œuvre à l’autre, sans distinction de style, de matériau utilisé, de forme, de contenu, de présentation, suscitant un réseau de (cor)relations, de (dis)similitudes et de confrontations entre différentes générations. L’exposition mêle dessins, peintures, photos, objets et sculptures, gravures et multiples d’une trentaine d’artistes.

J’ai découvert les dessins et les peintures minimalistes et philosophiques de Bruno Jacob ainsi que les petites peintures très matérielles de Stefan Gritsch l’été passé, à Art Basel -les deux étaient un peu cachés dans le stand de leur galerie respective. L’œuvre de Gritsch m’a mené de nouveau vers Willy De Sauter, dont je connais la peinture essentielle et puriste depuis des années.

J’étais parvenu aux sculptures subtiles de Sean Edwards en prospectant sur l’internet. C’était l’artiste que je voulais absolument voir à l’exposition Radical Autonomy au Netwerk à Aalst. Cette visite me mit également en contact avec l’œuvre de gerlach en koop . Ils ont réagi de manière enthousiaste à ma proposition de participation à Vis à Vis et ont aussi réalisé un travail in situ.

Les sites de vente peuvent être aussi une source d’inspiration. Sur Ebay j’avais acheté un travail de Samuel Kautsch, un artiste très discret qui travaille dans la lignée de Fluxus et je suis allé à la recherche d’autres informations à son propos. Ceci me mena vers Olivier Breitenstein, qui dans sa Münsterse Berliner Kunstverein avait exposé la même œuvre de Kautsch et qui me sembla être à son tour un artiste intéressant, comme en témoigne sa série Art Noir.

L’attitude critique de Kautsch et Breitenstein face à la société et au monde de l’art se retrouve aussi chez Cildo Meireles, dont le Zero Dollar et le Zero Cruseiro sont à voir dans l’expo. Ce sont deux œuvres emblématiques de cet important artiste brésilien.

De Fiona Banner, j’avais déjà souvent vu des œuvres dans des expositions, mais ce fut la visite de son site qui m’amena à montrer en cette occasion une œuvre en particulier.

Au dernier Art Brussels, j’avais remarqué les petits travaux pleins d’ironie de Geoffrey de Beer et je suis très content que deux de ceux-ci sont à voir dans l’exposition.

J’ai vu pour la première fois les peintures de Dawn Mellor chez un excellent artiste et ami; après quoi, j’ai investigué sur le net à propos du travail de cette femme peintre.

Frank Burkhardt aussi fut une découverte sur l’internet. Quand je découvris qu’il vivait en Belgique, j’ai immédiatement cherché son adresse. Cela a marché tout de suite entre nous et les 5 magnifiques dessins ici exposés sont le fruit de cette rencontre.

L’amitié et la collaboration avec Lukas Vandenabeele remonte à 1994, quand je vis son travail original lors de la préparation de mon exposition Prospectus. Depuis lors, je montre son travail dès que je le peux.

J’ai un lien semblable avec Emilio Lopez Menchero, qui pour cette exposition, montre une grande photo de la série Trying to be… . Alain Géronnez est aussi un artiste avec qui j’ai collaboré maintes fois. C’est à lui qu’on doit l’image du carton d’invitation de Vis à Vis ainsi qu’une œuvre remplaçant l’enseigne de la galerie.

Alain fait partie, autant qu’Eric van Hove et Luc Deleu, des artistes représentés par Rossicontemporary.
De l’intelligent travail de Michalis Pichler, j’avais déjà pris connaissance par-ci par-là sur l’internet. Je n’ai pas hésité à acquérir une édition de lui à la dernière Art Cologne.

A la même foire, je fus agréablement surpris par les photos spirituelles de Bernhard Schreiner.

Dans la même galerie où je découvris l’art ludique et radical de WJM KOK, je trouvai aussi un magnifique multiple de Lawrence Weiner. C’était ensuite agréable d’apprendre que Klaas Kloosterboer, dont j’apprécie beaucoup la peinture à trois dimensions, exposait lui aussi dans la même galerie.

Les dessins subtils de Johan De Wilde m’étonnent depuis des années. Je suis donc très heureux que ceux-ci fassent partie de l’exposition.

Le print de Ceal Floyer pour le projet Bilboard for Edinburgh entrait parfaitement dans le thème de l’exposition. Sur le même site de Floyer, je découvris aussi le travail de Peter Liversidge, dont les deux néons forment le point de départ et le point final de l’exposition.

Sur un site suisse, j’appris l’existence des Halboriginalen de Thomas Müllenbach, versions peintes à la main des illustrations de cartons d’invitation. J’invitai alors l’artiste à en réaliser de nouveaux à partir des invitations de Rossicontemporary.

Le travail d’Alexander Heaton, peintre et alpiniste, actualise dans ses tableaux la peinture romantique de Caspar David Friedrich et d’autres peintres de la même veine. Pour conclure, Jean-Daniel Berclaz est un artiste suisse que j’ai connu lors du jury de la Canvas Collectie - La Collection RTBF. Sous le nom fictif de Musée du Point de Vue, il a déjà organisé plus de quatre-vingt manifestations. Ces événements sont conservés par de magnifiques photos.

P.S.

Ma curiosité n’était pas encore désaltérée. J’ai alors proposé à Francesco Rossi deux expositions dans les deux espaces récemment inaugurés : The Mezzanine et la Piazza.

J’ai connu le travail de Sarah Westphal grâce à mon cher ami Marc avec qui je visite des expositions depuis des années. Il me montra un magnifique catalogue que l’artiste avait édité à l’occasion de son exposition au Musée des Beaux-Arts de Gand; le même soir, je visitai son site et je sus tout de suite que je voulais lui offrir une exposition individuelle. La visite d’atelier vint un peu plus tard et confirma complètement ma première impression.

Klaus Verscheure me contacta via un réseau d’internautes dont nous faisons partie tous les deux. Bien que je sois réticent à ce type de contacts – un commissaire d’exposition préfère toujours découvrir l’artiste plutôt que le contraire- je pris rendez-vous dans son atelier et j’en ressortis convaincu.

NL
Kunst kijken is sinds de boom van w.w.w. niet meer hetzelfde. Maar de basis van alle goede kunstobservatie is wel dezelfde gebleven: een onverzadigbare nieuwsgierigheid. Meer dan 30 jaar kunst kijken, tentoonstellingen en ateliers bezoeken en kunstbeurzen afdweilen in binnen- en buitenland heeft mij een min of meer geoefend oog ontwikkeld. Maar evengoed blader ik door elke catalogus die ik in handen krijg en kan het nooit laten om overal waar ik kom folders, uitnodigingen en soortelijke documenten te bekijken en helaas vaak ook mee te sleuren. Ik surf ook bijna dagelijks naar alweer nieuwe en onbekende kunstterreinen in de hoop mij te laten verrassen.
De gelegenheid om iets met al die opgeslagen informatie te doen, kwam er toen Francesco Rossi, met wie ik al een jarenlange vriendschap en diverse samenwerkingsmomenten deel, mij vroeg een groepstentoonstelling te organiseren in zijn galerie.
De inspiratie voor de naam en thema kwam uit het woordenboek. Vis à vis is een bijwoord met gelijke delen. Een van de betekenissen is face-to-face maar ook in relatie tot. Dat was precies de bedoeling: werken kiezen die op twee tegenoverstaande muren een dialoog kunnen aangaan met elkaar. De tentoonstelling ontwikkelde zich van kunstenaar tot kunstenaar, van het ene werk overspringend naar een ander idee, onderwijl zonder onderscheid van stijl, materiaalgebruik, vorm, inhoud, presentatie en van uiteenlopende generaties een netwerk van (cor)relaties, (on)gelijkenissen en confrontaties in het leven roepend. De tentoonstelling combineert tekeningen, schilderijen, foto’s, objecten en sculpturen, prints en multiples van een 30-tal kunstenaars.

Bruno Jacob 's minimale, filosofische tekeningen en schilderijen en Stefan Gritsch 's materiaal-schilderijtjes ontdekte ik afgelopen zomer op Art Basel. Beide stonden een beetje verscholen opgesteld op de stand van hun respectievelijke galeries. Gritsch leidde dan weer naar Willy De Sauter, wiens strakke, fundamentele schilderkunst ik al jaren ken en die net als Gritsch met dezelfde Nederlandse galerie werkt.
Sean Edwards 's subtiele sculpturen was ik door prospectie op internet tegengekomen. Het was de kunstenaar die ik absoluut wou zien in de tentoonstelling Radical Autonomy in Netwerk Aalst. Dat bezoek bracht me ook in contact met het werk van gerlach en koop. Ze reageerden enthousiast op mijn voorstel tot deelname en stelden zelfs een werk in situ voor .
Ook koopsites zijn een bron van inspiratie. Op Ebay had ik werk van Samuel Kautsch gekocht, een weinig publiek kunstenaar die werkt in het verlengde van de Fluxusbeweging en was daarna op zoek gegaan naar meer informatie over deze kunstenaar. Dat leidde dan weer naar Oliver Breitenstein, die in zijn Münsterse Berliner Kunstverein diezelfde Kautsch had tentoongesteld en zelf ook een interessant kunstenaar bleek te zijn, waarvan de Art Noir serie kan getuigen .
De maatschappij- en kunstkritische ingesteldheid van Kautsch en Breitenstein is ook terug te vinden bij Cildo Meireles, van wie Zero Dollar en Zero Cruseiro te zien zijn. Beide werkjes zijn iconische beelden in het oeuvre van deze belangrijke Braziliaanse kunstenaar.
Van Fiona Banner had ik al vaker werk gezien op tentoonstellingen, maar het was een bezoek aan haar website die mij er toe bracht deze specifieke unieke print te tonen.
Op Art Brussels laatst vielen mij de heerlijk ironische werkjes van Geoffrey de Beer op en ik ben blij dat er twee in de tentoonstellingen terecht gekomen zijn.
De schilderijen van Dawn Mellor zag ik vooreerst bij een goede kunstenaar en vriend en daarna heb ik het internet afgespeurd naar werk van haar.
Ook Franz Burkhardt was een internet ontdekking. Toen ik las dat hij in België woonde ben ik meteen naar zijn adres op zoek gegaan. Het klikte meteen tussen ons en vijf prachtige tekeningen zijn het gevolg daar van.
Vriendschap en samenwerking is er sinds 1994 met Lukas Vandenabeele, wiens eigenzinnig werk ik tijdens de voorbereiding van Prospectus zag. Sindsdien toon ik het werk van Lukas wanneer het kan.
Die band heb ik ook met Emilio Lopez Menchero, die voor deze tentoonstelling terugkeert naar zijn oude liefde, de schilderkunst. Ook Alain Geronnez is een kunstenaar met wie ik herhaaldelijk heb samengewerkt. Emilio schilderde een beeld speciaal op verzoek voor de tentoonstelling en Alain leverde niet alleen de uitnodigingskaart, hij bedacht ook het enseigne voor de galerie.
Alain maakt net als Eric Van Hove en Luc Deleu deel uit van de kunstenaars van Rossicontemporary.
Over Michalis Pichler ' intelligente appropration art had ik al één en ander op internet vernomen. Ik aarzelde niet de editie, die ik hier ook toon, op Art Cologne te kopen.
Op diezelfde beurs werd ik aangenaam verrast door de geestige fotowerken van Bernhard Schreiner.
In dezelfde galerie waar ik de speelse en radicale schilderkunst van WJM KOK ontdekte zag ik ook de prachtige multiple van Lawrence Weiner. Dat ook Klaas Kloosterboer, wiens driedimensionele schilderkunst ik zeer apprecieer, bij diezelfde galerie zat, was mooi meegenomen
Johan De Wilde’s subtiele tekeningen boeien mij al jaren. Ik ben dan ook blij dat er twee in de tentoonstelling zullen hangen.
Ceal Floyer’s print voor het Billboard for Edinburgh project paste perfect in deze tentoonstelling.
Op dezelfde website ontdekte ik het werk van Peter Liversidge, wiens neonwerk & als begin- en eindpunt van de tentoonstelling aanwezig is.
Op een Zwitserse website leerde ik de Halboriginalen, geschilderde versies van afbeeldingen op uitnodigingskaarten van Thomas Müllenbach kennen. Ik nodigde de kunstenaar uit om er enkele te maken uit de selectie uitnodigingen van de galerie, uitnodiging waar de kunstenaar gretig op inging.
Het werk van Alexander Heaton, schilder en bergbeklimmer actualiseert in zijn schilderijen de romantische schilderkunst van oa Caspar David Friedrich. Jean-Daniel Berclaz ten slotte is een Zwitsers kunstenaar die ik leerde kennen tijdens de jury van de Canvascollectie-la collection RTBF. Onder het alias Musée du Point de Vue heeft hij al een tachtigtal manifestaties georganiseerd. Deze evenementen krijgen een neerslag in prachtige foto’s.

EXHIBITION # 028

3 DECEMBER 2011 - 21 JANUARY 2012

SARAH WESTPHAL. GEHIRN, GESTIRN, GESTEIN

EN
By invitation of guest curator Philippe Braem, Sarah Westphal presents a solo exhibition in one of the new gallery spaces, showcasing both brand new and recent sculptures and photographs.

The historic way of talking about haunted houses perhaps suggests that interior spaces are part of people, and that when moving into an old place you must ensure that the previous occupants have moved all parts of themselves out with them. If not, some parts of the previous occupants will continue to live there and haunt the new occupants. Given the fact that interior spaces can be seen as part of a person, an abrupt move (eviction) is problematic; if, on the other hand, you move voluntarily, you should do so with care and, where possible, try not to suddenly tear yourself and your loved ones away from your familiar environment. However, in the event that people are unexpectedly and involuntarily removed from their environment, parts of them will stay behind. Homesickness effectively means the desire to gather together the lost parts of one’s self again. (from Matthias C. Müller, ‘Das Zimmern der Zeit, Essay zur Selbst-Entstehung durch die Innen-Außen-Spannung’ [‘The building of time, an essay on the formation of the self through the tension between interior and exterior’]. In: Marc Jongen (ed.), Philosophie des Raumes, Standortbestimmungen ästhetischer und politischer Theorie [Philosophy of Space, Locations of Aesthetic and Political Theory], München, Vink Verlag, 2008, p.47)

Sarah Westphal’s work explores the relationship between people, objects and their surroundings. How are we affected by a particular location, how does a room reflect its occupants, what does an object say about its user, what traces have been left and what story do they tell?

Every time we leave a room some small part of us is left behind. The act of appropriation implicit in staying somewhere creates not only material layers of dust and traces of use, but also immaterial ones such as mental pictures. The history (Geschichte) of a place is about events that have come to pass there (geschehen) as well as a ‘layered history’ (geschichtete Zeitgeschichte). The solo exhibition ‘Gehirn, Gestirn, Gestein’ is all about things that are left behind, that become entrenched, that linger, contaminate or irritate, about things that haunt us, but also about configurations of washed-up relics in which history lodges itself both literally and metaphorically.

The works in the exhibition all touch upon getting stuck, clinging, collecting, hanging and supporting: a dusty curtain, an empty wooden shelf, a built-in cupboard with anthropomorphous tendencies, a suspended twin sculpture with an eiderdown nest. These images become lodged in our minds; we carry them inside ourselves and, like the houses we once inhabited, they are reflected or duplicated within us. Writing about such images (nest, corner, cupboard) in La Poétique de l'Espace (The Poetics of Space, 1958), Gaston Bachelard describes them as archetypal images that stay with the viewer because they are rooted deep inside of us. These isolated fragments of the familiar surface in distorted form, like some kind of memory trace. They appear to be fixed or ossified, like ‘fossils of time’ in the gallery space.

FR
A l’invitation de Philippe Braem, commissaire de l’exposition, Sarah Westphal présente, dans le nouvel espace de Rossicontemporary, des photographies et des sculptures récentes et nouvelles.

La manière historique de parler des maisons hantées suggère peut-être que les espaces intérieurs sont une partie des gens et que, lorsqu’on emménage dans un lieu ayant déjà été habité, il faut être sûr que les occupants précédents ont emmené avec eux toutes les parties d’eux-mêmes. Sans quoi, certaines d’entre elles continueront à y vivre et à hanter les nouveaux occupants. Etant donné ce fait, il est problématique d’expulser des personnes d’une habitation, car, éloignées de manière inattendue et involontaire, elles y laissent une part d’elles-mêmes. Le sens réel de la nostalgie est le désir de réunir à nouveau les parties perdues de soi-même. Matthias C. Müller, ‘Das Zimmern der Zeit, Essay zur Selbst-Entstehung durch die Innen-Außen-Spannung’ [‘The building of time, an essay on the formation of the self through the tension between interior and exterior’]. In: Marc Jongen (ed.), Philosophie des Raumes, Standortbestimmungen ästhetischer und politischer Theorie [Philosophy of Space, Locations of Aesthetic and Political Theory], München, Vink Verlag, 2008, p.47

Le travail de Sarah Westphal explore la relation entre les gens, les objets et leur environnement. De quelle manière sommes-nous touchés par un certain lieu, comment une pièce est-elle le reflet de ses occupants, que dit un objet sur ceux qui l’utilisent, quelles traces laissent-ils et quelle histoire nous racontent-ils ?

Chaque fois que nous quittons une chambre, de petites parties de nous y demeurent. L’acte d’appropriation qu’implique le fait de séjourner quelque part, crée non seulement des couches de poussières et des traces d’usure, mais aussi des couches immatérielles, telles des images mentales. L’histoire (Geschichte) d’un lieu est faite d’événements qui s’y sont passés (geschehen), c’est comme une histoire en strates (geschichtete Zeitgeschichte). L’exposition individuelle Gehirn, Gestirn, Gestein traite des choses abandonnées qui se retranchent, s’attardent, contaminent ou irritent ; elle traite des choses qui nous hantent mais aussi des configurations de reliques délavées dans lesquelles l’histoire se loge, littéralement et métaphoriquement.

Tous les travaux exposés font référence à l’idée d’être coincé, accroché, collecté, pendu et soutenu. Un rideau poussiéreux, une étagère vide, un placard à tendance anthropomorphique, deux sculptures jumelles suspendues avec un édredon en forme de nid… Ces images se logent dans notre esprit. Nous les portons en nous et comme les maisons que nous avons habitées, elles se reflètent et se reproduisent en nous. En écrivant à propos de ces images (nid, coin, garde-robe) dans La Poétique de l’espace (1958), Gaston Bachelard les décrit comme des images archétypales qui nous accompagnent car elles ont en nous de profondes racines. Ces détails isolés d’une surface familière à la forme tordue sont comme une sorte de tracé de la mémoire. Ils apparaissent fixés et ossifiés, comme des « fossiles du temps » dans l’espace de la galerie.

EXHIBITION # 027

3 DECEMBER 2011 - 21 JANUARY 2012

KLAUS VERSCHEURE. UTO(P)YA

NL
De ochtend van vrijdag 22 juli 2011 is Utoya nog even een onbekend minuscuul klein eiland in de Noorse Tyrifjord. Het eiland wordt sinds de jaren 50 gebruikt als locatie voor de zomerkampen van de jeugdbeweging van de Noorse Arbeiderspartij. Tijdens die kampen wordt er veel gepraat, wordt er luidop gedroomd van een mooiere wereld, worden de krijtlijnen uitgezet voor het Utopia van deze jongeren. 495 jaar na de gelijknamige dromen van Thomas More over de ideale wereld.

495 jaar. Zo lang heeft de geschiedenis tijd nodig gehad om een parallel te vinden tussen de droom over een ideale wereld en de oorverdovende geweersalvo’s van een zonderling die beslist heeft om net op dat eiland, Uto(p)ya, zijn startschot af te vuren dat de aanvang moest betekenen van het uitbouwen van zijn ideale wereld.

Utoya – Utopia – UTO(P)YA. Cynisme is niet ver af. Toch wil deze installatie geenszins de cynische toer op gaan, noch op één of andere manier een boodschap uitdragen. UTO(P)YA wil wel een schrijn zijn. Een achter glas bewaarde herinnering. Een soort gedenkmuur die de negenenzestig (69) dodelijke slachtoffers levend wil houden. De installatie wil hen een plaats geven die los staat van een journalistieke of documentaristische benadering. Is UTO(P)YA dan geen politie werk? Uiteraard is het dat wel. Wil het dat zijn? Het is niet deze insteek die op de eerste plaats komt. Wat primeert is de zoektocht naar een manier om alle slachtoffers een laatste glimp van schoonheid te schenken. Het is de zoektocht naar een mooie manier van herinneren.

FR
Le matin du vendredi 22 juillet 2011, Utoya est encore une île minuscule et inconnue du Tyrifjord norvégien. Depuis les années 50, c’est là que se tiennent les camps d’été des mouvements de jeunesse du parti travailliste norvégien, au cours desquels on discute et on rêve à un monde meilleur ; c’est là que se tracent les grandes lignes de l’utopie de ces jeunes, 495 ans après l’«Utopie» de Thomas More.

495 ans ! L’histoire a eu besoin de tout ce temps pour trouver un parallèle entre ce rêve d’un monde idéal et l’assourdissante rafale d’un étrange personnage qui, sur cette île, Utoya, a décidé de donner le coup de feu qui devait signifier le début de la construction de son monde idéal.

Utoya – Utopia – UTO(P)YA. Cette installation ne veut ni jouer la carte du cynisme ni délivrer un message. UTO(P)YA veut plutôt être un écrin. Un souvenir bien conservé sous verre. Une sorte de mémorial qui veut maintenir vivantes les soixante-neuf victimes. L’installation veut leur donner une place qui diffère de l’approche journalistique et documentaire. UTO(P)YA n’est-elle pas une œuvre politique ? Elle l’est, par essence. Veut-elle l’être? Ce n’est pas la première intention de son auteur. Ce qui prime pour lui, c’est la recherche d’une manière de rappeler toutes ces victimes en leur offrant une dernière lueur de beauté.

EXHIBITION # 026

22 OCTOBER - 26 NOVEMBER 2011

EMMANUEL TÊTE. IMAGES DU MONDE FLOTTANT. PEINTURES ET DESSINS

A travers son attachement à la pratique de la peinture et du dessin, l’artiste français Emmanuel Tête propose une transposition du quotidien dans le rêve où humour, poésie et contestation s'amusent à déconstruire le monde. Déambulant sur un fil tendu entre rêve et réalité, il déploie un univers aux résonances multiples, au sein duquel la tendresse se mêle à l'ironie, le familier rencontre l’insolite. Des figures solitaires y projettent une intériorité propice au surgissement d’un moment poétique. La délicatesse de leur dessin évoque la fugacité de leurs songes. Au gré de leurs méditations, la peinture devient l'expression d'un jardin secret où la culture de fleurs étranges est comme un acte de résistance à l'uniformisation de l'imaginaire. (Inbal Yalon)
Pour sa première exposition chez Rossicontemporary, Emmanuel Tête présentera une série de douze peintures sur toile et une trentaine d'oeuvres sur papier.

EXHIBITION # 025

22 OCTOBER - 26 NOVEMBER 2011

ANE VESTER. PIAZZA WALL PAINTINGS

FR
«Fondamentalement mon travail est une enquête dans le champ du souvenir des couleurs. Je suis fascinée par le fait que l’expérience visuelle d’une certaine couleur peut établir un lien clair avec un temps et un lieu différents et en même temps nous accrocher au présent, nous faire observer notre environnement avec un regard nouveau. Si pour d’autres ce processus d’abstraction passe par un parfum, par le goût ou par une autre sensation, chez moi c’est la couleur qui est le déclencheur le plus fort. »
Dans des travaux plus anciens Ane Vester a utilisé des souvenirs personnels de la couleur (un crayon jaune, une chaise bleue, une robe rouge foncé…) comme matière brute pour un nombre important de peintures murales, peintures sous verre, collages et projections de diapositives.
Les peintures murales pour la Piazza sont basées sur le même principe. Ici, toutefois, les couleurs choisies découlent plus directement de l’observation des couleurs employées dans la galerie commerciale autour de la Piazza. De cette manière l’artiste entend « activer » les couleurs environnantes, et établir ainsi un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des vitrines. Ane Vester présentera quelques compositions simples, chacune consistant en deux couleurs et deux mots. Le choc visuel entre les deux couleurs et le choc poétique entre les deux mots vont ouvrir ce lieu mental où les interprétations personnelles sont possibles.

EN
“Basically my work investigates the field of colour recollections. I am fascinated by the fact that a visual experience of a certain colour can establish a clear link to other times and places (for other people this abstraction process may be initiated by a smell, a taste or another sensation – for me colour is the strongest trigger) and at the same time fix you in the present and make you observe the surroundings with fresh eyes”.
In her early works Ane Vester used personal colour recollections (e.g. a yellow pencil, a blue chair, a dark red dress etc.) as raw material for a number of wall paintings, glass paintings, collages and slide projections. The new wall paintings for the Piazza are based on the same ideas.
The colours for the Piazza come from her observations of the colour scheme in the shopping area around the Piazza. Like this she wants to establish a dialogue between inside and outside the windows in an effort to “activate” the colours of the surroundings.
Ane Vester will present a few simple compositions, each consisting of two colours and two words. The visual clash between the two colours and the poetic clash between the two words open up for a mental space with room for personal interpretations.

EXHIBITION # 024

22 OCTOBER - 26 NOVEMBER 2011

ELEONORE GAILLET & LIONEL VINCHE. RETOUR AU FUTUR. PEINTURES, DESSINS, COLLAGES, CARNETS

Sous le titre Retour au futur, Rossicontemporary réunit pour l’occasion deux artistes belges appartenant à deux générations différentes : Lionel Vinche, qui fête ses 75 ans ce 21 octobre et la jeune Eléonore Gaillet.

De Lionel Vinche sera présenté un superbe ensemble d’œuvres sur papier pour la plupart inédites datant de la période 1965-1973. Il avait alors plus ou moins l’âge qu’a Eléonore Gaillet aujourd’hui… Ces dessins à l’encre, projets d’éditions, collages et gouaches dévoilent la genèse du style Vinche tel que nous le connaissons : au travers d’une étonnante phase dans l’esprit de COBRA en relation avec Christian Dotremont, grâce à la découverte de la nouvelle figuration anglo-saxonne, (Hockney, Blake) et flamande (Raveel, De Keyser, Elias, Roobje), Lionel Vinche se découvre, invente son répertoire et libère son humour. C’était le début des années 70.

Il y a une petite dizaine d’années, Eléonore Gaillet, alors étudiante en peinture à la Cambre, trouve sur une poubelle, au pied d'un arbre, "sa première » caisse à fruit. Elle est marquée LIBEL en bleu, avec 3 papillons rose fluo, la jeune artiste ne résiste pas, elle « s’encombre ». Depuis lors, Eléonore Gaillet a collecté par dizaines des caisses à fruits et légumes et a fait de ces planchettes imprimées le support et la source d’inspiration de ses peintures. Au pyrographe elle y grave une nature de fantaisie, une imagerie psychédélique, puis à la gouache elle ajoute un pointillé très dense, des milliers de pixels faits main d’où surgissent ses récits. A découvrir, sa toute nouvelle série de douze peintures sur bois.

EXHIBITION # 023

17 SEPTEMBER - 15 OCTOBRE 2011

THOMAS MAZZARELLA. MINUTE PAPILLON

« Minute papillon ! Une expression que j’ai souvent entendue dans mon enfance » T.M.

Thomas Mazzarella est un jeune homme taciturne. Chez lui, ce sont plutôt les peintures qui parlent. Celles-ci racontent des micro-histoires sous forme de tableaux aux traits simplifiés et à l’humour burlesque. On y rencontre pêle-mêle stripteaseuses et motards, super héros et simples badauds qui se côtoient dans un microcosme urbain programmé à la manière d’un jeu vidéo. Le ton employé par l’artiste est celui d’un adolescent espiègle pour qui la réalité est subordonnée à l’imaginaire. On dirait que ses petites fables présentent une certaine filiation avec les scènes de genre de Pieter Bruegel, quelque chose d’une vision omnisciente, à vol d’oiseau, permettant d’embrasser le monde d’un seul coup d’œil. De la même manière que chez le maître flamand, ces petites scènes grouillantes de vie fonctionnent comme de mystérieuses paraboles. L’image est ainsi faite pour que le spectateur s’y introduise comme dans un rêve, en couleur. (Septembre Tiberghien)

C’est à Thomas Mazzarella qu’il revient d’inaugurer la nouvelle galerie à la mezzanine. Une serie de nouveaux tableaux de petit format seront présentés dans celle qui est sa deuxième exposition individuelle chez Rossicontemporary.

EXHIBITION # 022

17 SEPTEMBER - 15 OCTOBRE 2011

KURT RYSLAVY. FACTURES DECORATIVES 1983-2008

NL
In de galerie wordt u geconfronteerd met het picturale werk van de Oostenrijkse, in België verblijvende kunstenaar Kurt Ryslavy (Graz, 1961 - leeft in Brussel sinds 1987).
De geselecteerde werken illustreren een bijzonder origineel beeldend œuvre waar op onnavolgbare wijze twee esthetische nationaliteiten, de Oostenrijkse met zijn expressionistische en actionnistische, psychische en fetisjistische componenten en de Belgische met zijn conceptuele benadering van de artistieke daad, mekaar ontmoeten. Schilderkunst met een internationaal elan, met talrijke overeenkomsten met kunstenaars als Martin Kippenberger en Franz West waarmee Kurt Ryslavy goed bekend is. De tentoonstelling toont de verschillende etappes van zijn parcours.
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DE
Der Hauptraum der Galerie konzentriert sich auf ein Zusammentreffen besonderen Zuschnitts mit dem in Belgien lebenden österreichischen Künstler Kurt Ryslavy (Graz, 1961-in Brüssel seit 1987): sein bildnerisches Schaffen zwischen 1983 und heute.
Die Ausgewählten Werke aus einem Zeitraum von mehr als 25 Jahren führen uns die besondere Originalität dieser Malerei vor Augen : die Konfrontation zweier, wenn man so möchte, « nationalen » Ästhetiken besonderer Ausprägung (Harald Szeemann) in einem Oeuvre. Seinen konzeptuellen Zugang, den künstlerischen Akt könnte man etikettieren als expressionistisch, aktionistisch, psychologi(sti)sch, fetischistisch à la Belge, brutal, regressiv, etc. Das ist Malerei mit internationalem Flair und dem unwiderstehlichen Charme der Konvergenz lokaler Bekümmertheiten und Peinlichkeiten ; Resultat, auch geprägt aus der Erfahrung temporärerer joint-vetures mit Künstlern wie Martin Kippenberger, Franz West, Dieter Roth und anderen. Jedenfalls Malerei ; ohne Scham, und ausgestellt im Überblick.
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FR
Rossicontemporary vous propose un rendez-vous d’envergure avec l’œuvre picturale de l’artiste autrichien résidant en Belgique Kurt Ryslavy (Graz, 1961- vit à Bruxelles depuis 1987).
S’échelonnant sur une période de 25 ans entre 1983 et 2008, les œuvres sélectionnées illustrent un travail pictural particulièrement original où se rencontrent de manière inédite deux esthétiques nationales, l’autrichienne, dans ses composantes expressionniste et actionniste, psychique et fétichiste et la belge dans son approche conceptuelle de l’acte artistique. Une peinture au souffle international, aux convergences nombreuses avec les recherches d’artistes tels que Martin Kippenberger et Franz West, dont Kurt Ryslavy a été familier. L’exposition retrace les différentes étapes de son parcours.

Si les peintures des années 80 réalisées entre Vienne, la Styrie et la Ligurie trahissent un héritage expressionniste, au début de la décennie suivante Kurt Ryslavy s’ouvre à un questionnement de l’objet pictural qui engendrera de nombreux glissements sémantiques. Ainsi, dans les Projectionen l’artiste réduit sciemment l’intensité expressive du geste et introduit dans le travail des éléments hétéroclites: écritures sur banderoles en papier calque, étuis en verre acrylique, tentures… Le questionnement conceptuel se fait encore plus percutant dans la série Reden Wir über die Bedigungen où l’artiste met face à face la peinture et son modèle et dans les Burobilder, mise à l’épreuve des limites entre tableau et objet.

Vers 1995 voient le jour les premières Factures décoratives, les premiers Monochromes avec leur arrière plan économique et aussi les Reminders, à savoir les trois séries qu’il continue de développer encore aujourd’hui.
Inspirées par l’activité d’importateur/distributeur de vins autrichiens en Belgique que Kurt Ryslavy a entrepris vers 1990, les Factures décoratives sont des toiles de formats différents où sur une couche de peinture pétillante et pleine de brio l’artiste peint à la main, dans une écriture picturale nerveuse et rapide, les textes de factures envoyées à ses clients. Entourées d’étuis en verre acrylique, voire de véritables vitrines faites sur mesure à encastrer dans les intérieurs contemporains, elles jouissent d’un statut hybride, entre peinture, objet et décoration.

Complémentaire aux Factures décoratives, la série des Reminders est conçue comme une suite de tableaux intermédiaires renvoyant à d’autres encore à peindre. L’artiste y met en scène une sorte de mnémotechnique personnelle visuelle aux couleurs vives et à la gestuelle étonnamment libre.

Version minimaliste des Factures décoratives, les Monochromes avec leur arrière plan économique - dont les surfaces vibrent sous les coups de pinceau expéditifs et les écritures comptables - sont l’apport personnel de Kurt Ryslavy au penchant conceptuel des milieux belges à vocation internationale. Et c’est dans ces œuvres plus qu’ailleurs que se dessine, via les noms des destinataires des factures, le réseau de contacts et connaissances avec les collectionneurs (Annick et Anton Herbert, Herman Daled, etc.) et les artistes internationaux de premier plan (Anne-Mie Van Kerckhoven, Jan Vercruysse, Tobias Rehberger, Heimo Zobernig, Erwin Wurm) que Kurt Ryslavy a développé au long des années.

Outre son travail de peintre, Kurt Ryslavy est écrivain et performer, auteur de livres d’artistes et de multiples et collectionneur d’art contemporain.

EXHIBITION # 021

17 SEPTEMBER - 15 OCTOBRE 2011

ALAIN GÉRONNEZ. RECORDS BY NUMBER

Exposer une collection de nonante 33 tours de 30 cm est ce que j'aurai fait de plus simple dans ma vie.

Musique et nombre s'éclairent l'un l'autre. Collecter des pochettes de disques présentant des nombres est sans doute très éloigné du message musical ; toutefois, même si les tentatives de lier l'image au son sont le fruit d'un rapport arbitraire, cela stimule particulièrement les artistes. D'ailleurs, pour ma part, j'achète des pochettes de disques qui ne m'intéressent pas (pur matériau visuel), mais aussi d'excellents disques dont la pochette est laide…

L'art de la vitrine exige de faire étalage de beaucoup d’astuce. Entre ma collection de pochettes et moi, comme entre image et musique, il m’a fallu un passeur. J'ai demandé à Luc Dembour, dont les vitrines pour les ex-magasins Disc-O-Sold m'ont toujours fasciné, d'être ce passeur. Il m’a prêté son talent pour Piazza Rossi et a accepté de mélanger ses LP’s aux miens. Outre Luc Dembour, je tiens à remercier Juan d'Oultremont, un excellent artiste fouineur qui m'a déniché de nombreux numéros.

Il n'est pas nécessaire d'apprécier le travail d'Alain géronneZ, ni même d'aimer la musique, ni les disques, ni le graphisme, ni les mathématiques... le plaisir sera celui du lèche-vitrine... sans magasin derrière, pure surface. Aucun semblant.

Enfin, alors que j'étais en repérage sur les lieux, dans deux casiers situés à droite des boîtes aux lettres, face aux vitrines de Piazza Rossi, j'ai trouvé, abandonnés, quelques 33 tours: j'ai emporté ceux qui contenaient des numéros. Considérons ces casiers comme une zone de dépôt où vos 33, 25 et 17 cm. peuvent être déposés pour enrichir l'œuvre, toujours "in progress".

Oh lucky day. La suite dans 4'33" ou plus... » A.G.

EXHIBITION # 020

MARTIN MEERT. ET HOP

10 JUNE - 10 SEPTEMBER 2011

C’est à Martin Meert qu’il revient d’inaugurer la Piazza, le tout nouveau Project Space de Rossicontemporary. Jeune élève de La Cambre, il a été selectionné par son professeur de peinture Bénédicte Henderick.

EXHIBITION # 019

BENEDICTE HENDERICK. LES FANTOMES DE CAMINA ANDO (...)

10 JUNE - 10 SEPTEMBER 2011

FR
«(…) Le travail avance avec deux nouveaux petits tableaux validés (un troisième en bonne voie), ce qui devrait bientôt conclure le travail plus pictural et faire place à des questions/résolutions davantage liées à la monstration du travail. Terminer la grande structure et la petite sculpture plus la part plus graphique du travail (les six dessins, les quatre tableaux-objets et le multiple afin de donner à la proposition une lecture ouverte (vivante) et complexe (dans le brassage des différents medias), néanmoins porteuse d'un univers poétique singulier et cohérent. Quant au titre, je me suis réveillée ce matin dans les bras énigmatiques de Mr... Ando ? Demain est un autre jour. A vivre... »

A une époque où les correspondances des artistes, desormais éléctroniques, sont inévitablement destinées à être perdues, il nous a paru utile de sauver ce passage tiré d’un courrier que Bénédicte Henderick nous a adressé il y a quelques semaines.
Ici, recensées comme dans la page d’un journal, on lit les préoccupations de la plasticienne face à son travail – l’expérimentation sur supports et médias différents, l’effort vers une orchestration chorégraphique à atteindre absolument. Puis, entre les lignes, toute sa fougue créative, le rythme soutenu de création qu’elle s’impose, son sens aigu de l’organisation.

Les fantômes de Camina Ando (...) est un projet qu’elle a médité pas à pas, après la réalisation de la trilogie de Laetitia B., sorte de fouille minutieuse des tourments du corps d’un enfant sans visage, qui l’a occupée entre 2005 et 2009. Du concept de cheminement personnel qui lui est cher, elle a voulu garder une trace dans « Camina Ando », son nouvel alter ego fictif.

Présentée pendant tout l’été 2011 jusqu’à la rentrée, l’exposition Les fantômes de Camina Ando (...) est l’occasion de découvrir une vingtaine de nouvelles œuvres de Bénédicte Henderick : sculptures et dessins, comme précédemment, mais aussi estampes, peintures, tableaux-objets, multiples. Ce sera la première fois que l’artiste, de formation restauratrice de tableaux anciens et professeur de peinture à la Cambre, montre des peintures.
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NL
Het werk gaat vooruit, twee nieuwe, geslaagde schilderijtjes gemaakt (een derde gaat in de goeie richting), wat binnenkort het meest picturale werk moet afronden en plaats maken voor de vragen/oplossingen die verbonden zijn met de presentatie.
De grote structuur en de kleine sculptuur afwerken en ook het meest grafische van het werk (de zes tekeningen, de vier schilderij-objecten en de multiple) om aan het voorstel een open lezing (levendig) en complexiteit te geven (door de vermenging van de diverse media) en toch drager te zijn van een eigen en samenhangend poëtisch universum. Wat de titel betreft, ik ben deze morgen ontwaakt in de armen van de raadselachtige Mr… Ando. Morgen is een nieuwe dag. We zien wel.

In een tijdperk waarin de briefwisseling van kunstenaar, voortaan electronisch, gedoemd is om verloren te gaan, leek het ons nuttig om dit fragment uit de post die Bénédicte Henderick ons enkele weken geleden toestuurde, te bewaren.

Hier, als in een uittreksel van een dagboek, leest men de bekommernissen van de beeldend kunstenaar met haar werk, het experiment met dragers en diverse media, de inspanning om ten allen prijze een orchestrale choreografie te bekomen. En bovendien ontdekken we tussen de regels, haar ganse onstuimige creativiteit, het ondersteunende ritme van de creatie die zij zich opgelegd, haar scherpe organisatiezin.

Les fantômes de Camina Ando (...) is een project dat ze stap voor stap bedacht heeft, na de realisatie van de trilogie rond Laetitia B, een soort minutieus onderzoek van de kwellingen van het lichaam van een gezichtloos kind, dat haar van 2005 en 2009 bezig hield. Van het concept van de persoonlijke ontwikkeling dat haar dierbaar is, heeft ze in “Camina Ando”, haar nieuwe alter ego, een spoor willen behouden.

Gedurende de ganse zomer 2011 en dit tot na de vakantie, biedt de tentoonstelling Les fantômes de Camina Ando (...) de mogelijkheid om een twintigtal werken van Bénédicte Henderick te ontdekken : sculpturen en tekeningen, zoals voorheen, maar ook etsen, schilderijen, schilderij-objekten, mutiples. Het zal de eerste keer zijn dat de kunstenares, van opleiding restauratrice van oude schilderijen en docent schilderkunst aan La Cambre, schilderijen tentoonstelt.
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EN
“(…) Work progresses with two new small validated paintings (a third well on track), which will soon wrap up the more pictorial work, and make way for questions/resolutions more linked to the showing of the work.. Finish the large structure and the small sculpture plus the more graphic works (the six drawings, the four tableaux-objets and the multiple, to give to the proposition a reading that is open (living) and complex (in the brew of different media), yet carrier of a singular and coherent poetic universe. As for the title, I woke up this morning in the enigmatic arms of Mr… Ando? Tomorrow is another day. To live… ”

In an age when artists’ correspondence, now mainly of the electronic variety, are inevitably destined to be lost, it seemed to us useful to save this passage from a mail we received from the artist a few weeks ago.

Here, inventoried as from a diary page, one can read the preoccupations of an artist confronted with the work at hand – the experimentation with different media and supports, striving to attain an integral choreographic orchestration. Then, between the lines, all her creative ardour, the sustained rhythm of creation that she asserts, her acute sense of organisation.

Les fantômes de Camina Ando (…) is a project that she has mused over step-by-step, after the realisation of the Trilogy of Laetitia B., emerging from a minutely detailed examination of the body of a faceless child, which she devoted herself to between 2005 and 2009. As for the concept of personal progression, one that she holds dear, the artist wished to retain an echo in “Camina Ando”, her new fictive alter-ego.

On show throughout the entire summer of 2011, the exhibition Les fantômes de Camina Ando (…) is the chance to discover some twenty new works from Bénédicte Henderick: sculptures and drawings, as previously, but also prints, paintings, tableaux-objets and multiples. This will be the first time that the artist, who trained in painting restoration and teaches painting at La Cambre, shows her painted oeuvre.

EXHIBITION # 018

GUY GIRAUD. LIMINAIRES

7 MAY - 4 JUNE 2011

FR
Dans le dictionnaire je trouve cette définition pour le mot "liminaire": "Qui atteint le seuil exigé pour provoquer une excitation sensorielle". N'est-ce pas ce qu'on peut attendre des œuvres d'art de façon générale? Qu’elles atteignent un seuil exigé pour nous chatouiller les sens et l'esprit ? Et, bien sûr, dans les images que j’expose, il y a les grilles, la porte cadenassée, le pont levé, la ville, toutes ces choses au seuil desquelles on reste.*

Nous sommes heureux d’accueillir en ce mois de mai la deuxième exposition individuelle de l’artiste français Guy Giraud dans notre galerie. Une vingtaine de nouveaux tirages photographiques seront présentés.
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NL
(…) In het verklarend woordenboek vind ik de omschrijving van ‘liminaire’: « Qui atteint le seuil exigé pour provoquer une excitation sensorielle ». Is dit niet wat we van elk kunstwerk verwachten? De eis dat ze onze geest en zintuigen prikkelen? En natuurlijk tref je in de beelden die ik gemaakt heb, dingen aan, als hekkens, een vergrendelde deur, een opgehaalde brug, de stad, al die zaken die ondoordringbaar zijn.(...)*

Wij zijn verheugd u uit te nodigen, in deze meimaand, op de tweede solotentoonstelling van de Franse kunstenaar Guy Giraud in onze galerie. Een twintigtal nieuwe fotowerken zullen te zien zijn.

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EN
(...) In the dictionary, there appears this definition for the word «liminaire»: «That which attains the threshold required to provoke an excitation of the senses». Is this not what one might expect from works of art in general ? That they reach the required threshold to tickle our senses and minds. And, of course, in the images that I exhibit, there are fences, padlocked doors, the raised bridge, the city… all those things on whose thresholds we remain (…)

We are happy to host during this month of May, the second one-man show of the French artist Guy Giraud in our gallery. Some twenty new photographic prints will be presented.

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Un entretien avec l'artiste Guy Giraud

Y a-t-il unité de lieu et de temps dans la nouvelle série que vous allez presenter chez Rossicontemporary?

Non, pas vraiment, et il ne s'agit pas à proprement parler d'une série ni d’une variation même sur un thème. Plutôt un ensemble de photos réalisées en divers territoires et diverses saisons. Je ne classe d'ailleurs jamais les images par genre : les végétaux d'un côté, l’architecture de l'autre, etc. Mes dossiers d’images correspondent au travail réalisé en une journée et le plus souvent, ils contiennent des photos prises sur un même territoire.
Dans cet ensemble, les photos les plus anciennes ont été faites il y a deux ans, les plus récentes il y a tout juste quelques mois. Mais cet assemblage n'est pas une fin en soi, il reste en devenir. D'autres images pourraient s'y additionner avec le temps, certaines pourraient permuter, l'important étant qu'à la fin j'obtienne une sorte de ligne musicale, un certain rythme, une qualité de timbre donnant une cohérence à l'ensemble.

Comment s’est fait le processus de sélection des images en vue de l’exposition ?

Je choisis des images qui me semblent de prime abord avoir une qualité intrinsèque, un langage visuel et formel qui tienne par lui-même, au delà si possible de leur caractères documentaire ou anecdotique, au delà du fait de pouvoir m'en servir pour illustrer un quelconque propos. Ce sont souvent les images les plus quelconques, celles qui au départ semblent avoir le moins d'intentions qui me retiennent, celles qui demandent un certain temps pour qu’on en comprenne l’intérêt.
Ensuite, je m'aperçois que dans l'ensemble des images que je retiens peu à peu, il y a des récurrences, des rapports analogiques qui se tissent, des images clefs : ici par exemple le buste de l'architecte bruxellois Poelaert, la vue des tours de Bruxelles depuis la friche, le moellon de construction sous la neige, ce type de clin d'œil très discret et de loin à l'histoire de Bruxelles. Le travail de montage peut alors commencer. La situation spatiale et les dimensions du lieu d'exposition sont prises en compte dès ce moment et elles orientent mon choix sur le nombre et le format des photos qu'il me faut.

Dans quelle(s) direction(s) aimeriez-vous faire progresser votre recherche actuelle ?

J'ai fait quelques petits essais en vidéo, un jour j'aimerais développer cela. Faire un film par exemple avec des images fixes et de la vidéo ou avec des images fixes et du texte. Les derniers temps, j'ai revu un grand nombre de films, ceux de Debord, Godard, Cavalier, Pollet, Kiarostami, Eisenstein entre autres. Un cinéma qui est à la limite de ce qu'on appelle communément cinéma, je pense notamment aux films de Jean-Daniel Pollet « Méditerranée » et « Jour après jour », ainsi qu’à certains films de Godard « JLG/JLG », « Eloge de l'amour », « Histoires du cinéma ».

L’autre fois vous nous aviez parlé de poésie et de philosophie à propos de votre œuvre. Y-a-t-il des lectures particulières à mentionner à propos de ces nouvelles images ?

Ces images ont des liens souterrains assez multiples, « rhizomatiques », comme pouvait le formuler le philosophe Deleuze. J'ai relu aussi récemment un ensemble de textes de Didi-Huberman à propos de l'image, et de son concept d’ « image symptôme ». La feuille d’abutillon que j’ai inséré dans l'ensemble des images verticales de l’exposition fait en quelque sorte symptôme, cette feuille ayant été photographiée en studio contrairement aux autres qui sont des prises de vue extérieures. Elle introduit une autre échelle. C'est son incongruité qui fait symptôme.
A propos de la poésie, j’aime conclure avec une phrase du poète et essayiste romantique Friedrich Schlegel tirée de son "Entretien sur la poésie": « Une est la raison, et la même chez tous: mais de même que chaque homme a une nature et un amour qui lui sont propres, chacun porte en soi sa propre poésie. Il est bon, et il faut que celle-ci reste sienne, aussi sûr qu'il est celui qu'il est, aussi sûr qu'il a en lui, si peu que ce soit, de l'originel; et aucune critique n'a le droit ni la faculté de lui ravir son être propre, sa force la plus intime, pour le ramener à coups de clarifications et de purifications à une image banale dépourvue de sens et d'esprit, comme s'y évertuent les fous qui ne savent pas ce qu'ils veulent ».

D’où vient le titre de l’exposition ?

Dans le dictionnaire je trouve cette définition pour le mot "liminaire" : « Qui atteint le seuil exigé pour provoquer une excitation sensorielle". N'est-ce pas ce qu'on peut attendre des œuvres d'art de façon générale? Qu’elles atteignent un seuil exigé pour nous chatouiller les sens et l'esprit ? Et, bien sûr, dans les images que j’expose, il y a les grilles, la porte cadenassée, le pont levé, la ville, toutes ces choses au seuil desquelles on reste.

EXHIBITION # 017

MARIE ROSEN. PEINTURES

3 MARCH - 30 APRIL 2011

Du 3 mars au 30 avril 2011 Rossicontemporary expose la nouvelle série de peintures de l’artiste belge Marie Rosen, lauréate du prix Collignon en 2009 et depuis lors très remarquée à chaque présentation de son travail (Galerie Triangle Bleu, Stavelot, 2009, Prix Libre Arts, 2010, Art Brussels, 2010, Lineart, 2010).

Les images de Marie Rosen, peintes sur des petits supports en bois finement préparés, évoquent un monde intérieur où le souvenir se réorganise tout en subtilité et délicatesse, en énigme et mystère, au travers d’une symbolique étonnante.

Un paravent ou une haie, une tapisserie fleurie ou un mur de faïences à motifs géométriques, voire une pelouse qu’un ravin interrompt abruptement sous un ciel de plomb définissent le lieu mental constituant le décor idéal pour ces petits événements.

Ici, des personnages androgynes s’attardent à méditer, on dirait, sur leur corps et la relation de celui-ci à l’espace. Là, dans un jeu secret, ils serrent un anneau ou manient une boule, suscitant ainsi les phantasmes de chacun.

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Van 3 maart tot 30 april 2011 stelt Rossicontemporary de nieuwe reeks schilderijen van de Belgische kunstenares Marie Rosen tentoon. Ze werd laureate van de ‘Prix Collignon’ in 2009 en daarna bij elke nieuwe presentatie van haar werk zeer opgemerkt (Galerie Triangle Bleu, Stavelot, 2009, Prix Libre Arts, 2010, Art Brussels, 2010, Lineart, 2010).

De beelden van Marie Rosen, geschilderd op kleine, zorgvuldig voorbereide dragers, roepen een innerlijke wereld op waarin de herinnering op een subtiele en delicate maar ook mysterieuze en raadselachtige wijze door een wonderlijke symboliek wordt opgevoerd.

Een wandscherm of een haag, een gebloemd tapijt of een tegelmuur met geometrische motieven of ook nog een grasperk abrupt onderbroken door een ravijn onder een loden hemel, het zijn voorbeelden van mentale plekken die het ideale decor vormen voor deze kleine gebeurtenissen.

De androgyne personnages lijken te mediteren over hun lichaam en de relatie ervan tot de ruimte. Als in een geheim spel wordt een ring vasthouden of een bal betast en op die manier wordt onze fantasie in gang gezet.

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From March 3rd to April 30th 2011, Rossicontemporary is exhibiting the new series of paintings by Belgian artist Marie Rosen. She is the 2009 Laureate of the Prix Collignon, and since then each presentation of her work has evoked much comment and notice (Galerie Triangle Bleu, Stavelot, 2009, Prix Libre Arts, 2010, Art Brussels, 2010, Lineart, 2010).

The images of Marie Rosen, painted on small supports of finely prepared wood, elicit an interior world where remembrance is re-organized in subtlety and delicacy, in enigma and mystery, through means of an astonishing symbolic vocabulary.

A folding screen or a hedge, a flowered tapestry or a wall of faience with geometric motifs, to a lawn abruptly interrupted by a ravine beneath a leaden sky, all go to define the mental terrain constituting the ideal setting for these small happenings.

Here, the androgynous protagonists linger to meditate, one might say, on their bodies and the relationship of these to space. There, in a secret game, they tighten a ring or handle a ball, so kindling the fantasies of each and all.

EXHIBITION # 016

ALMIGHTY GOD. STREET PAINTING

29 JANUARY - 27 FEBRUARY 2011

Au Ghana, la peinture des rues fait preuve d'une extraordinaire créativité. Comme le fait remarquer l'artiste et intellectuel ghanéen Atta Kwami, sa contribution aux arts visuels du Ghana d'aujourd'hui revêt une telle importance que toute distinction entre peintres populaires et peintres académiques doit être définitivement abandonnée.

Rossicontemporary a le plaisir de présenter, pour la première fois en Belgique, une sélection des travaux d’Almighty God, qui est sans aucun doute le représentant le plus connu de cette peinture des rues. On l'a découvert en Europe et en Amérique au début des années '90 par la grande exposition itinérante Africa Explores, ainsi que par l'ouvrage d' André Magnin, Contemporary Art of Africa. Au cours de la dernière décennie, diverses expositions lui ont été consacrées: en France (Musée Dapper, Paris), en Italie (Palazzo Pubblico, Sienne) et Pays Bas (Tropenmuseum, Amsterdam).

Au début des années '60, Almighty God, de son vrai nom Kwame Akoto, a appris son métier comme peintre d'enseignes de taxis et de camions. En 1974, il ouvre son atelier en plein air dans un des lieux les plus fréquentés de la ville de Kumasi. Cet atelier, à présent le plus fameux de la ville, est organisé comme celui d'un maître du temps passé, avec des dizaines d'assistants et d'apprentis chargés d'exécuter les commandes locales: enseignes pour des commerces, des bureaux ou des moyens de transport, signalisation pour divers lieux publics, portraits officiels, propagande électorale, créations éphémères pour des fêtes ou des funérailles... le tout sous la houlette du patron, Almighty God.

Exécutées à l'huile sur panneaux de bois, les images créées par Almighty God sont tantôt surréelles et pleines d'humour, tantôt hyperréalistes et délibérément effrayantes, chargées d'inscriptions et de mises en garde à caractère didactique ou moralisant. Ce faisant, il assigne au peintre des rues un rôle social d'utilité publique. Son pseudonyme Almighty God est à cet égard tout un programme.

Ce n'est pas que l'artiste se prenne pour un dieu omnipotent; il a choisi ce nom éclatant pour remercier Dieu de l'avoir sauvé. Almighty God fait le récit de son épiphanie religieuse (et artistique) comme un véritable mythe de résurrection. L'artiste raconte comment, dans sa jeunesse, il menait une vie errante et dissolue, vouée aux petits boulots et aux relations coupables avec les femmes et l'alcool. De sa formation de peintre, il ne savait encore que faire. Il était tourmenté par la maléfique et tentatrice sirène Mami Wata ainsi que par Tata Buita, le roi des esprits de la forêt. Il reconnut enfin le diable dans un gros bouc qui l'obsédait de sa présence, et ce fut le début de sa palingénésie. Par la suite, la rencontre avec sa future épouse, Faustina, l'aide de Saint Antoine Abbé (son saint préféré) et l'entrée dans une église pentecôtiste lui ouvrirent de nouvelles perspectives: aujourd'hui, Almighty God a une double casquette de peintre et de prédicateur évangélique ("je prêche et je chante comme un authentique performer"). Dans ses peintures, la veine chrétienne et les croyances autochtones côtoient des thèmes de santé publique : invitation à cesser de fumer, mise au ban de la prostitution, mise en garde contre le sida et les maladies contagieuses en général, aussi bien que contre les sept péchés capitaux. Il dit aussi: "Je veux agir davantage pour l'environnement. Vois comme on détruit la terre! Je veux éduquer les gens pour qu'ils respectent la création divine". Et il conclut: "Je ne peins pas pour moi, mais pour les autres".

EXHIBITION # 015

PAUL BARSCH TILMAN HORNIG STEPHAN RUDERISCH. THREE GERMANS

11 DECEMBER 2010 - 22 JANUARY 2011

La galerie Rossicontemporary est heureuse de présenter pour la première fois en Belgique trois jeunes artistes allemands : Paul Barsch, Tilman Hornig et Stephan Ruderisch, tous les trois sortis de la classe de peinture de l’Académie des Arts de Dresde.
Grâce à eux, nous prendrons la température de la scène artistique de la capitale de la Saxe et nous capterons les mots-clés du débat artistique qui agite les esprits de ces contrées. Nous aurons aussi le plaisir de partager la découverte de trois œuvres picturales surprenantes.

Dans ses peintures Paul Barsch puise dans un large réservoir d’influences et d’impressions venant de la culture pop contemporaine. Il se fait l’interprète notamment de toute une série de sujets sensibles aux yeux des jeunes d’aujourd’hui. L’image de la moto personnalisée revient souvent : dans son enfance l’artiste la dessinait déjà en mille variations. Par ailleurs, les peintures sur toile ne représentent qu’un aspect de son travail dans lequel on trouve aussi collages, installations, photographies et gravures.

Tilman Hornig, le « Neoromanzer ». Par cette épithète qui accompagne souvent sa signature, l’artiste exprime un « point de vue esthétique », voire sa volonté de « déviance stylistique ». Un thème récurrent de ce travail est la rose, symbole de promesse éternelle d’authenticité, souvent représentée dans une canette en alu recroquevillée ou dans ds bouts de bouteilles en plastique. Suivant les mots de l’écrivain Norman Spinrad, « la sensibilité néoromantique se construit parallèlement et en opposition à l’évolution technologique de notre société ». Tilman Hornig, aussi excellent sculpteur, procède à toutes sortes de variations stylistiques et à des expérimentations dans des médias souvent liés au kitsch ou aux pratiques artistiques des amateurs. C’est sa manière de défier l’esprit contemporain et la typologie des genres. Seront présentées des peintures sous verre, fort représentatives de sa démarche.

Stephan Ruderisch traque l’âme profonde de sa terre d’origine, la Saxe. La forêt allemande et ses sapins, les chemins de fer qui la traversent et le paysage environnant d’arrières maisons, remises et petits potagers sont parmi ses thèmes de prédilection. Dans sa peinture, ses sculptures et ses vidéos il tisse des liens particuliers entre grand art et formes de la culture populaire. Il vit isolé, en se protégeant, dit-il « de la vitesse et de la confusion du monde ». S’il pouvait lancer un « massage » il dirait: “Stop the global warming and save the wood”.
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Rossicontemporary is blij voor de eerste keer in België drie jonge Duitse kunstenaars te presenteren : Paul Barsch, Tilman Hornig en Stephan Ruderisch, alle drie komend uit van de schilderklas van de Hochschule für Bildende Künste uit Dresden.
Dankzij hen, kunnen wij de temperatuur van de artistieke scene van de hoofdstad Sachsen meten en leren wij de sleutelwoorden van het artistieke debat dat de geesten van die streek doet bewegen…Wij krijgen ook de gelegenheid om drie verrassende picturale oeuvres te ontdekken.

In zijn schilderijen put Paul Barsch uit een grote reservoir van invloeden en impressies van hedendaagse popcultuur. Hij interpreteert onder andere een reeks onderwerpen die gevoelig zijn voor jongen van vandaag. Het beeld van een gepersonaliseerde moto komt vaak terug : in zijn kindertijd heeft de kunstenaar duizenden variaties van getekend. De werken op doek zijn slechts een aspect van zijn oeuvre waarin men ook collages, installaties, foto’s en etsen terugvindt.

Tilman Hornig, de « Neoromanzer ». Met deze epitheton die vaak zijn aantekening vergezeld, wil de kunstenaar een esthetisch standpunt innemen zoals zijn wil om een afwijkende stijl te creëren. Een terugkerende thema in zijn werk is de roos, symbool van de eeuwige belofte tot authenticiteit vaak in een verfrommeld blik of in stuk plastieken flessen voorgesteld. Volgens de woorden van de schrijver Norman Spinrad, “ontwikkeld de neoromantische gevoeligheid gelijk en in tegenstelling tot de technologische evolutie van onze maatschappij”. Tilman Hornig, tevens en uitstekend beeldhouwer, maakt gebruik van alle mogelijke soorten van stijl variaties en experimenteert met media die vaak verbonden zijn met kitsch en zondagskunst. Het is zijn manier om de hedendaagse geest uit de dagen. In de tentoonstelling zullen achterglas schilderijen voorgesteld die zeer representatief zijn voor zijn werkmethode.

Stephan Ruderisch spoort naar de ziel van zijn geboorte grond Sachsen. Het Duitse woud en zijn dennen, de spoorwegen die het doorkruisen en het omgevende landschap met achterhuizen, bergplaatsen en moestuintjes behoren tot zijn lieveling thema’s. In zijn schilderkust, zijn sculpturen en video’s weegt hij eigen verbindingen tussen kunst en vormen van volkscultuur. Hij leeft geïsoleerd, zoals hij zegt, “om zich te beschermen tegen de snelheid en de verwarring van deze wereld”, Als hij een boodschap kon lanceren, dan zou hij zeggen: “Stop the global warming and save the wood”.

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Rossicontemporary is pleased to present the first exhibition in Belgium of three young German artists: Paul Barsch, Tilman Hornig and Stephan Ruderisch, all graduates of the painting section of Dresden’s Academy of Arts.
Thanks to them, we can gauge the temperature of the artistic scene in the capital of Saxony, and delve into some of the principal themes that drive current artistic debate there. We also have the pleasure to share the discovery of three remarkable bodies of pictorial work.

In his paintings, Paul Barsch mines a large reservoir of influences and impressions originating from contemporary pop culture. He notably interprets this through a whole series of subjects finding resonance with today’s youth. The image of the customized motorcycle is one he often comes back to: growing up, the artist already treated this theme in countless drawings of manifold variation. For that matter, paintings on canvas represent just one aspect of his oeuvre, where we also find use of collages, installations, photography and engraving.

Tilman Hornig, the “Neoromanzer”. In this epithet that often accompanies his signature, the artist expresses an “aesthetic point of view,” or indeed even his will for “stylistic deviance”. A recurrent theme is the rose, symbol for the eternal promise of authenticity, often represented in a crushed aluminum can or in cut-off plastic bottles. Following the words of the writer Norman Spinrad, “the neo-romantic sensibility constructs itself in parallel and in opposition to the technological evolution of our society”. Tilman Hornig, excellent sculptor as well, proceeds to all manner of stylistic variation and experimentation with media often related to kitsch or to the artistic practice of amateurs. It is his way of defying the contemporary wave and the typology of genres. Presented here are reverse glass paintings, very much representative of his artistic pursuit.

Stephan Ruderisch delves into the deep soul of his native ground, Saxony. The German forests with its pines, the railways that traverse the countryside in close proximity to out-buildings, sheds and small allotments are among his favorite themes. In his paintings, his sculptures and his videos, he weaves the particular links between high art and forms of popular culture. He lives in isolation, so protecting himself, in his words, from “the world’s speed and confusion”. If he could launch a “massage”, it would say: “Stop the global warming and save the wood”.

EXHIBITION # 014

ALAIN GERONNEZ. SLALOM

2 OCTOBER - 4 DECEMBER 2010

What to do in the white cube of an art gallery? Even at Rossicontemporary, where the space is in fact a (white) polyhedron with a trapezoidal base, the artist Alain géronneZ asked himself the question…
The work of this artist, in no way a trapeze acrobat, has nevertheless always oscillated between concept and image, in a continual balancing act. With Alain géronneZ, an image can only exist in the frame of a conceptual discourse, whilst the conceptual proposition always tends to crystallize in image. Visual, to be sure, but then targeted. Conceptual, but then iconically so.
The exhibition will slalom its way between the artist’s different periods, old work and recent work in echo exchange (Chocolours, French Diptychs, Flux d’airS, Tenso…). What we get is a certain sense of permanence within an oeuvre where appearance is wide-ranging.
The piece Retardt Shop, presented in 1994 at the Palais des Beaux-Arts will be again seen, in augmented version. Around this central work, naturally evoking the collection, the quest, the inquest, will hang other plastic works, encouraging viewers to slalom their way between several of the artist’s visual proposals, and to again find Time, turning back on itself - to be sure - in keeping with the notion of perpetual motion.
On the afternoon of the exhibition’s opening, at 4 pm, a performance of the artist (Devenir Sculpture) will take place on the sidewalk by chaussée de Waterloo 690, just a few steps away from the gallery.
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Que faire dans le « white cube » d’une galerie d'art? Même chez Rossicontemporary, où l’espace est en fait un polyèdre (blanc) à base trapézoïdale, l’artiste Alain géronneZ s’est posé la question…
Le travail de cet artiste, nullement trapéziste, a toujours oscillé entre le concept et l'image, sans que le mouvement de balancier ne s'arrête. Chez Alain géronneZ, une image ne peut exister que moyennant un arrière-plan conceptuel et une proposition conceptuelle se cristallise en image. Visuel avec une visée. Conceptuel en icônes.
L'exposition fera du slalom entre différentes périodes de l'artiste, travaux anciens et travaux récents se faisant écho (Chocolours, French Diptychs, Flux d’AirS, Tenso…). Sera ainsi révélée une permanence certaine dans un travail d'apparence éclatée.
La pièce Retardt Shop présentée en 1994 au Palais des Beaux-Arts sera ici revue et augmentée. Autour de cette œuvre centrale, évoquant naturellement la collection, la quête, l'enquête, seront accrochés différents travaux plastiques, suggérant au spectateur de slalomer entre différentes propositions visuelles de l'artiste, et de retrouver le temps, en le retournant, bien sûr, selon un mouvement perpétuel.
L'après-midi du vernissage, à 16h, une performance de l’artiste (Devenir Sculpture) se déroulera à front de la chaussée de Waterloo à quelques pas de la galerie.

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Wat te doen in de white cube van een kunstgalerie? Zelfs bij Rossicontemporary, waar de ruimte in feit een veelvlak met trapezoïdale basis is, stelt de kunstenaar Alain géronneZ zich de vraag…
Het werk van deze kunstenaar, geenzins een trapezeacrobaat, heeft niettemin altijd tussen concept en beeld geschommeld zonder dat de schommel ooit stil stond. Bij Alain géronneZ kan een beeld niet bestaan zonder een conceptuële achtergrond en een conceptueel voorstel kristalliseert zich tot beeld. Visueel met een visie. Conceptueel door iconen.
De tentoonstelling maakt een slalom tussen de verschillende periodes van de kunstenaar, waar oudere werken en recentere zich weerspiegelen (Chocolours, French Diptychs, Flux d’AirS, Tenso…). Op die manier wordt een zekere continuiteit gebracht in wat een versnipperde manier van werken lijkt.
Het werk RetardtShop, in 1994 in het Brusselse Paleis voor Schone Kunsten voor het eerst voorgesteld, wordt hier opnieuw getoond en aangevuld. Rond dit centraal werk dat op een natuurlijke wijze het verzamelen, het zoeken en het onderzoek evoceert, zullen verschillende werken tentoongesteld worden die de toeschouwer suggereren te slalommen tussen diverse visuele voorstellen van de kunstenaar en de tijd in zijn voortdurende beweging terug te vinden.
De namiddag van de opening op 16 uur zal een performance (Devenir Sculpture) op de Waterloosesteenweg plaatsvinden, op wandelafstand van de galerie.

EXHIBITION # 013

THOMAS MAZZARELLA. PAINTINGS

10 JUNE - 4 SEPTEMBER 2010

Rossicontemporary has the great pleasure to host all through the summer of 2010, the first solo exhibition of the young Belgian painter Thomas Mazzarella.
Having already come to the attention of art lovers both here and abroad, as well as in the art-press and diffused on the Net by numerous enthusiastic bloggers, the painting of Thomas Mazzarella surprises and seduces by its freshness and vigor. Like so many tales penned in a popular vein, where a pitiless gaze combines with a vivid imagination, the small tableaux of Thomas Mazzarella compose their brief narratives with aptness and delight.
At Rossicontemporary, the artist will present his new series of paintings on wood.
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C’est avec très grand plaisir que Rossicontemporary accueillera tout au long de l’été 2010 la première exposition personnelle du jeune peintre belge Thomas Mazzarella.
Déjà remarquée en Belgique et à l’étranger par les amateurs de peinture et par la presse spécialisée, et aussi librement diffusée sur le net par de nombreux bloggeurs enthousiastes, la peinture de Thomas Mazzarella étonne et séduit par sa santé et sa fraicheur. Comme autant de récits menés sur un registre populaire où un regard sans merci s’associe à une vive imagination, les tableautins de Thomas Mazzarella composent des histoires brèves, avec justesse et bonheur.
Chez Rossicontemporary Thomas Mazzarella exposera une toute nouvelle série de peintures sur bois.
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Met groot genoegen zal Rossicontemporary de ganse zomer van 2010 de eerste solo tentoonstelling van de jonge Belgische schilder Thomas Mazzarella tonen.
Het werk van Thomas Mazzarella, dat verrast en verleidt door zijn frisheid en vitaliteit is reeds onder de aandacht gekomen van zowel kunstliefhebbers van hier en in het buitenland als in de kunstpers . Het werk is ook door tal van enthousiaste bloggers op internet bekend gemaakt. Zoals in tal van verhalen met een volkse inslag , waar een genadeloze blik zich vermengt met een levendige verbeelding , zijn de schilderijtjes van Thomas Mazzarella schrandere en levenlustige taferelen.
De kunstenaar laat bij Rossicontemporary zijn nieuwe reeks schilderijen op hout zien.

EXHIBITION # 012

XAVIER MARTIN. RECENT PAINTINGS

PRIVATE VIEWING AT THE ARTIST'S STUDIO, SUMMER 2010

“How subtle, how fresh!”... This was, no doubt, the most often heard exclamation at the Rossicontemporary stand during the last contemporary art fair in Ghent, when visitors encountered the masterful ensemble of paintings by Xavier Martin. We felt great satisfaction in seeing the intrigued look on art lovers faces - be they natives of Flanders or Brussels, France or Holland - as they meticulously inspecting the refined works of this young painter of ours.

A born painter, “an orchestrator, sensitive and sentient”, Xavier Martin was already an artist of surprising maturity when he was chosen finalist in the Jeune Peinture Belge competition some years ago. Today, at the age of 35, he is still young, but his painting, which has acquired deeper roots and an enhanced consciousness of itself, has taken on a broader field-of-action.

As the most natural and serious of activities, for Xavier Martin painting is an invitation to a poetic fiction around landscape - conjured at the edge of abstraction, in ungraspable locations where senses and intellect find room to converse.

This summer, at the artist's studio, lovers of painting may discover a suite of canvasses from 2009-2010 by Xavier Martin. A series in which new mediums are combined with oils: spray-can paint and colored felt pen enrich his work with new effects, where each square-inch evokes surprise, amazement, delight. It amounts to the start of new step in his oeuvre, musical, full of brio, with vivid and radiant colors, and with a gesture that is both free and unpredictable.
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« Oh, que c’est subtil, que c’est frais! »… C’est sans doute l’exclamation la plus fréquente qu’on a pu entendre sur le stand de Rossicontemporary lors de la dernière foire d’art contemporain de Gand, face à un ensemble magistral de peintures de Xavier Martin. Nous avons éprouvé une immense satisfaction à la vue du visage ravi des amateurs - flamands ou bruxellois, français ou hollandais- parcourant du regard, centimètre par centimètre, les œuvres raffinées de ce jeune peintre de chez nous.

Peintre de race, «orchestrateur sensible et sensé», Xavier Martin était un artiste déjà étonnement mûr lorsqu’il fut finaliste d’une édition de la Jeune Peinture Belge il y a quelques années. Aujourd’hui, à 35 ans, il est toujours jeune, mais sa peinture, qui a acquis un enracinement plus profond et une conscience accrue d’elle-même, s’offre un champ d’action plus large.

Comme la plus naturelle et la plus sérieuse des activités, la peinture est pour Xavier Martin invitation à une fiction poétique autour du paysage – évoqué à la lisière de l’abstraction, dans ces lieux insaisissables où le sensible et l’intellect aiment à dialoguer.

Cet été, les amateurs de peinture pourront découvrir dans l'atelier même de Xavier Martin, une suite de toiles datée 2009-2010. Une série dans laquelle de nouveaux mediums viennent rejoindre la peinture à l’huile: bombes spray et feutres de couleur enrichissent son travail d’effets nouveaux qui, à chaque centimètre carré, suscitent une surprise, un étonnement, un plaisir. C’est une nouvelle étape de son œuvre qui vient de commencer, musicale, pleine de brio, avec des couleurs vives et éclatantes et une écriture libre et imprévisible.

EXHIBITION # 011

LUC DELEU. SECTOR X

29 APRIL - 6 JUNE 2010

De fin avril à début juin, Rossicontemporary présente les nouvelles réalisations de Luc Deleu (1944), figure marquante de la scène artistique belge contemporaine.

Diplômé en architecture en 1969, Luc Deleu a développé au fil des années un discours personnel et original dont le but est de concevoir des modèles «démocratiques» pour la ville de demain.

Sector X est la nouvelle phase du projet Orban Space, étude ambitieuse et de longue haleine débutée en 2006 visant à analyser l’espace public des 5 continents à ses différents niveaux, de l’échelle planétaire jusqu’à l’échelle de la rue.

Si un premier aboutissement d’Orban Space fut exposé fin 2008 à la Brussels Biennial sous forme d’une multitude de graphiques réunis dans le tirage numérique géant Orban Space Analytics, le développement suivant d'Orban Space est sa transposition tridimensionnelle en une suite de projets architecturaux et urbanistiques à libre échelle. Présentant ces toutes premières transcriptions spatiales, l’exposition Sector X est l’occasion de découvrir sept étonnantes maquettes en plexiglas coloré.

Sector X et Orban Space s’inscrivent pleinement dans l’oeuvre de Luc Deleu & T.O.P. Office et constituent le développement logique de tout ce qui les a précédés, à savoir l’approche écologique de la ville des années septante, les concepts typologiques Echelle et Perspective et les projets infrastructurels des années quatre-vingt, le travail cartographique des années nonante, puis La Ville Inadaptée jusqu’au Mille Nautique.

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Van eind april tot begin juni toont Rossicontemporary nieuw werk van Luc Deleu (1944), een toonaangevende figuur binnen de hedendaagse artistieke scène in België.

Sinds hij 1969 het diploma van architect behaalde heeft Luc Deleu in de loop der jaren een persoonlijk en origineel discours ontwikkeld met als doel “democratische” modellen voor de stad van morgen te bedenken.

Sector X is de nieuwste fase van het project Orban Space, een langdurige en veelomvattende studie die in 2006 werd gestart en een analyse wil maken van de publieke ruimte van de vijf continenten op alle niveaus, van de planetaire schaal tot op de schaal van de straat.

Een eerste resultaat van Orban Space, een veelvoud van grafieken samengebracht in een enorme digitale afdruk, Orban Space Analytics, werd getoond op de Brussels Biennial. De volgende stap in de ontwikkeling van Orban Space is de driedimensionele omzetting naar een reeks van architectonische en stedenbouwkundige projecten. Met deze eerste ruimtelijke weergaven zal de tentoonstelling Sector X een gelegenheid bieden om zeven wonderlijke schaalloze maquettes in gekleurd plexiglas en/of karton te ontdekken.

Sector X en Orban Space kaderen volledig binnen het oeuvre van Luc Deleu & T.O.P.office en zijn de logische ontwikkeling van al wat voorafging, zoals de ecologische benadering van de stad in de jaren zeventig, de typologische concepten Schaal & Perspectief en de infrastructurele projecten van de jaren tachtig, het cartografisch werk van de jaren negentig, en daarna De Onaangepaste Stad tot en met De Zeemijl.

EXHIBITION # 010

MICHEL COUTURIER. LE BOIS SUR L'AUTOROUTE

21 JANUARY - 6 MARCH 2010

C’est principalement par la photographie, la vidéo ou le dessin que l’artiste belge Michel Couturier poursuit un travail qui a trait au paysage et à l'espace public. Depuis quelques années, il aborde la ville et ses périphéries par le biais du récit mythologique et de ses résurgences, souvent inattendues.

Pour sa première exposition individuelle chez Rossicontemporary, Michel Couturier présente un ensemble de photographies en noir et blanc et d’œuvres sur papier, sous le titre Le bois sur l’autoroute, citation tirée du roman Marcovaldo ou les saisons en ville d’Italo Calvino. On peut aussi y découvrir Riviera, un portfolio de 4 photographies en couleurs prises dans le Sud de la France.

Les photographies de Michel Couturier montrent les paysages contemporains comme ensevelis sous les signes du spectacle, du consumérisme ou de leur propre représentation. Une réflexion poétique sur le commerce immédiat des apparences et notre rapport à la durée et à l’histoire.

«Je trouve les centres commerciaux, les parkings ou les stations à essence des lieux particulièrement révélateurs. Peut-être ai-je voulu interroger le malaise que j'éprouve quand je m'y trouve, ou plutôt le sentiment que dans ce genre d'endroits certaines questions se posent avec davantage d'acuité qu'ailleurs. Des questions qui ont trait au rapport individuel à l'espace ou au sentiment de liberté, comme si la société, mais surtout notre condition, notre existence, s'y révélaient d'une manière plus claire et plus violente».

Dans ses dessins, les panneaux publicitaires ou de signalisation, les lampes d’autoroute, les pylônes et autres objets apparemment anodins qui peuplent nos villes et que nous côtoyons souvent sans y prêter attention deviennent des tours dressées à la gloire de l’urbanisation croissante, comme une jungle à la fois familière, hostile et enchantée. Ces fragments urbains isolés de leur contexte deviennent signes ou indices d’une ville invisible.

«Le comique n’est pas si éloigné du tragique (Chaplin, Keaton ou Totò chez Pasolini…). Les corruptions du paysage, je les appellerais simplement des signes qu’il faut lire, c’est-à-dire reconnaître et comprendre. Le comique c’est peut-être la joie de les débusquer, comme à la guerre, à la chasse ou tout simplement dans un jeu».

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De Belgische kunstenaar Michel Couturier werkt voornamelijk met fotografie, video en tekenkunst, warbij hij op verschillende wijzen speelt met het landschap en de publieke ruimte. Sinds enkele jaren, behandelt hij de stad en zijn omgeving via het mythologische verhaal en zijn vaak onverwachte oprispingen.

Voor zijn eerste solotentoonstelling bij Rossicontemporary. presenteert Michel Couturier een reeks van zwart/wit foto’s en werken op papier onder de titel Le bois sur l’autoroute, een citaat uit “Marcovaldo of de seizoenen in de stad» van Italo Calvino. Men kan er ook Riviera ontdekken, een portfolio van vier kleurfotos gemaakt in het Zuiden van Frankrijk.

De foto’s van Michel Couturier tonen hedendaagse landschappen die onder de tekens van hun eigen afbeelding of die van het spektakel en van de consumptiemaatschappij zijn bedolven. Een poëtische bespiegeling over het dagelijkse handel in nepbeelden en onze verhouding met tijd en geschiedenis.

«Ik vind commerciële centra, parkings en tankstations bijzonder verrassende plekken. Misschien wou ik het nare gevoel die ik onderga wanneer ik mij daar bevindt analyseren”.

In zijn tekeningen, worden publiciteit- en signalisatie panelen, autoweg lampen, pylonen en andere objecten die onze steden bevolken en die wij vaak zien zonder acht op te slaan, monumenten opgericht ter glorie van de groeiende urbanisatie als en jungle die terzelfder tijd gemeenzaam, vijandig en magisch is. Die stedelijke fragmenten uit een context verwijderd , worden tekens en aanduidingen van een onzichtbare stad.

«Het komische is niet ver verwijderd van het tragische (Chaplin, Keaton of Totò bij Pasolini…). Wat voor anderen het verval van het landschap is, noem ik eerder tekens om te lezen, het is te zeggen te herkennen en te begrijpen. Het komische is misschien het plezier om die tekens te ontmaskeren, zoals in een oorlog, of tijdens een jachtpartij of gewoon als in het spel.”

EXHIBITION # 009

GUY GIRAUD. DANS LA CHUTE LA LUMIERE

26 NOVEMBRE 2009 - 9 JANVIER 2010

Déjà connu dans les cercles d’amateurs comme l’un des plus incisifs parmi les artistes néo-conceptuels français des années ’90, Guy Giraud revient, après plusieurs années d’une recherche aussi fructueuse qu’isolée, avec un travail photographique tout imprégné du calme et du silence dont l’artiste a voulu s’entourer, loin des projecteurs, loin de la scène de l’art: «C'est peu à peu, à mon insu, que la photographie s’est immiscée dans ma vie pour devenir une pratique quotidienne et centrale depuis maintenant cinq ans. Les circonstances, ma façon de vivre à cette époque ont été favorables à l’accueil de ce médium. Je l’ai laissé glisser. Question donc d’ouverture, de ductilité, plus que de raison».

Rossicontemporary accueille la première exposition de ces images. Nous sommes heureux de vous présenter de superbes vues de la nature et d’autres d’un microcosme domestique de fleurs, de plantes et de reflets de lumière sur tissus et velours, verres et porcelaines.
Se disposant naturellement en séquences harmonieuses (mais le choc visuel surgit ça et là), ces images semblent se recomposer devant nos yeux, pour nos oreilles, en une musique intérieure annonçant l’éternelle épiphanie, secrète et intense, de la nature et des objets. Dans la chute, la lumière, nous dit Guy Giraud, qui aime nourrir son art de lectures philosophiques, de Nietzsche à Debord, en passant par les Cinq méditations sur la beauté de François Cheng.

«Je suis attentif à ce qui va surgir dans l’image par le choix de son cadrage. Un découpage du réel qui fera voir ce qu’habituellement on ne voit pas et qui pourtant nous était paradoxalement si familier. Par exemple, dans la photographie des lys japonais (photo reproduite sur le carton d’invitation de l’exposition, n.d.l.r.), ce qui est en jeu dans sa construction même, ce sont des rapports de forces entre des lignes, des formes qui s'arque-boutent, se cabrent, se tendent, se heurtent, se livrent bataille. Une bataille sensuelle.
Entre ce que je suis en tant que sujet et les choses que je montre, j’essaie d’instaurer un certain rapport d’échelle, une harmonie, une poétique qui m’est propre. J’aime les artistes poètes et les philosophes artistes qui fouinent dans le petit, les redoutables «micrologues» comme les appelle le philosophe Peter Sloterdijk, car ils peuvent beaucoup avec très peu et créent de vastes espaces sur une tête d’épingle.»

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Guy Giraud is reeds bekend in een kring van amateurs als één van de meest scherpzinnige Franse neo-conceptuele kunstenaars van de jaren 90.
Na verschillende jaren van zowel vruchtbaar als geïsoleerd onderzoek, komt deze kunstenaar vandaag naar buiten met een fotografisch werk dat baadt in de kalmte en de rust waarmee hij zich wou omringen, ver van de schijnwerpers, ver van de kunstwereld.

“Beetje voor beetje, zonder dat ik mij ervan bewust was, heeft de fotografie zich in mijn leven geïnstalleerd om een dagelijkse en centrale praktijk te worden en dat sinds 5 jaar. De omstandigheden, mijn levenswijze van toen waren voordelig bij de ontvangst van dit medium. Ik heb het laten gebeuren. Kwestie dus van openheid, van smeedbaarheid, meer dan rationaliteit”

Rossicontemporary presenteert de eerste tentoonstelling van deze beelden. Wij zijn trots u deze prachtige natuurbeelden alsook een huiselijke microcosmos van bloemen, planten en weerspiegeling van licht op stoffen, fluweel, glas en porselein te kunnen tonen.
Deze beelden ontvouwen zich op natuurlijke wijze in harmonieuze sequenties (maar de visuele shock steekt hier en daar de kop op). Ze lijken zich samen te stellen voor onze ogen en voor onze oren als een intieme muziek die de eeuwige wedergeboorte aankondigt, geheim en intens, van de natuur en van de dingen.
Dans la chute, la lumière, zegt Guy Giraud, die zijn kunst graag voedt met filosofische lectuur van Nietzsche en Debord tot en met de Cinq méditations sur la beauté van François Cheng.

“Ik ben aandachtig voor wat in het beeld opduikt door de keuze van de cadrage. Het verknippen van de realiteit laat ons zien wat we normaal niet waarnemen en wat paradoxaal gezien nochtans zeer familiair is. Bijvoorbeeld in de foto van de Japanse lelies (foto die gebruikt werd voor de uitnodiging, nvdr) wat in deze constructie belangrijk is, zijn de krachtverhoudingen tussen de lijnen, vormen die overhangen, zich ontvouwen, zich buigen, mekaar raken en met mekaar in conflict komen . Een sensuele veldslag.
Tussen mij als subject en de dingen die ik wil tonen, probeer ik een zekere schaalverhouding en poëtiek, die mij eigen is, aan te brengen. Ik hou van poëtische en filosofische kunstenaars die rondneuzen in het kleine, de geduchte “micrologen” zoals de filosoof Peter Sloterdijk hen noemt, want ze kunnen veel met heel weinig en ze crëeren grote ruimtes op een speldenkop”.

EXHIBITION # 008

COUPS DE COEUR & AUDIOGUIDES
10 OCTOBER- 21 NOVEMBER 2009

Pour marquer la conclusion de sa première année d’activité, la galerie Rossicontemporary a souhaité regrouper en une seule exposition tous les artistes qu’elle soutient et promeut. Coups de cœur & Audioguides présentera des œuvres marquantes de dix-sept artistes belges ou vivant en Belgique, chacun approchant peinture, photographie ou sculpture dans un esprit libre et contemporain. Vous aurez ainsi l’occasion d’apprécier leurs divers talents.

Artistes invités: Jan(us) Boudewijns - Alexandre Christiaens - Michel Couturier - Luc Deleu - Pierre-Etienne Donnet - Robert Dragot - Eleonore Gaillet - Meera George - Alain Geronnez - Guy Giraud - Manfred Jade - Nicolas Kozakis - Wannes Lecompte - Xavier Martin - Thomas Mazzarella - Julien Meert - Eric Van Hove

«Coup de cœur ou l’émotion immédiate et préverbale qui captive le spectateur face à l’œuvre». «Audioguide ou l’instrument d’une approche didactique de l’art, se faisant pas à pas, à l’aide d’une voix préenregistrée». C’est avec un certain plaisir sarcastique que cette combinaison inédite nous est venue à l’esprit un jour d’été. Comme un slogan publicitaire détonant, tant les deux composants semblent se rejeter.

Et pourtant, au fond, ce binôme inattendu n’aurait-il pas quelque consistance sociologique? Il pourrait évoquer deux modes de réception actuels de la création artistique, voire ce que l’homme contemporain demande encore et toujours à l’art: étonnement et surprise, information et connaissance.

EXHIBITION # 007

ERIC VAN HOVE.METRAGRAM SERIES
30 JUNE - 27 SEPTEMBER 2009

Gedurende de zomer 2009 presenteert Rossicontemporary de eerste solotentoonstelling in België van Eric Van Hove, Belgisch kunstenaar en zelfgekozen nomade, zowel uit overtuiging als deel uitmakend van een artistieke attitude. Er wordt een selectie getoond uit de nooit eerder in België vertoonde beelden uit de reeks Metragrammen.
In de lijn die van de Anthropométries van Yves Klein leidt naar de Logogrammes van Christian Dotremont en naar de Levende sculpturen van Piero Manzoni, situeren de Metragrammen van Eric Van Hove zich op het kruispunt van twee media : beeld en schriftuur, foto en kalligrafie.
Metragrammen of het beinkten van de baarmoeder. Of hoe, door het zwart maken met kalligrafische inkt van het hypogastrium (baarmoeder), een symbolische en spiritueel verband te leggen met de oorsprong van de wereld.
In 2005, na vijf jaar kalligrafische studies bij de Japanse meester Hideaki Nagano in Tokyo, voert Eric Van Hove, tijdens een verblijf in België zijn eerste metragram uit op zijn moeder in het salon van zijn ouderlijk huis in de buurt van Leuven. (Métragramme sur une femme Wallonne, Val d'or, Pecrot, Grez-Doiceau, Wallonie). Van de echte moeder naar de allegorische moeder, sindsdien heeft Eric Van Hove deze handeling reeds 52 keer uitgevoerd op evenveel vrouwen uit de vier windstreken, in ver afgelegen gebieden als Polynesië, Finland, Madagascar en Kirgizië. Naar gelang de plek waar de handeling zich afspeelt wordt dit gebaar anders begrepen.
Als hedendaagse allegorie, tussen Vanitas en Memento Mori, tussen portret en zelf-portret, kunnen deze Metragrammen op verschillende wijzen uitgelegd worden. In deze ’queeste’ brengt Eric Van Hove een reeks spirituele, culturele en politieke gegevens over onze snel evoluerende wereld bij elkaar. Een eerste sleutel tot de lezing van dit werk is de titel van elk metragram dat de ‘groep’ waartoe de vrouw waarmee hij op dat moment werkt, de naam van de plek en de datum onthuld.
« Iets wat mij ter harte gaat is het feit dat geen enkel werk in deze reeks fictie is : alle afgebeelde situaties zijn echt en de vrouwen waarmee ik werk zijn enkel zichzelf, in hun eigen culturele en sociale realiteit ; geen enkel « model » (…) Het is een introspectieve kaleidoscoop van klassieke elementen en hedendaagse clichés waarin ethnologische satire, fotojournalistiek, toeristisch voyeurisme, religieuze symboliek en politieke perspectieven mekaar ontmoeten (…). De reeks van de Metragrammen vindt onder andere zijn oorsprong in mijn interesse voor de geschiedenis van de Westerse voorstelling van de niet-Europeanen". (Voor andere teksten van de kunstenaar , zie www.transcri.be)
De conceptuele kunstenaar, dichter en reiziger Eric Van Hove werd in 1975 in Guelma (Algerije) geboren en groeide op in Kameroen. Vandaag leeft hij in Brussel en Tokyo. Na zijn studies aan de Ecole de Recherche Graphique in Brussel bekwam hij een meesterdiploma in de tradionele Japanse kalligrafie aan de Tokiose Gakugeiuniversiteit en in 2008 behaalde hij een PhD aan de Kunstuniversiteit van Tokio. Zijn interventies bestaan keer op keer in de vorm van installaties, performances, videos, fotos en teksten. De Metragrammen zijn een reeks die onophoudelijk wordt aangevuld, een levenswerk.
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Pendant l’été 2009, Rossicontemporary accueille la première exposition individuelle en Belgique d’Eric Van Hove, artiste belge «nomade», par parti pris et par attitude artistique. On pourra découvrir une sélection d’images de la série des Métragrammes, encore peu connue chez nous.
Dans la filière qui, depuis les Anthropométries d’Yves Klein mène aux Logogrammes de Christian Dotremont, voire aux Dactylogrammes de Piero Manzoni, les Métragrammes d’Eric Van Hove se situent au croisement de deux mediums: image et écriture, photographie et calligraphie.
Métragrammes ou encrage de la matrice. Ou comment amener, par le noircissement à l’encre calligraphique de l’hypogastre d’une femme, un lien symbolique et sacré à l’origine du monde.
C’est en 2005, au bout de cinq ans d’études de calligraphie auprès du maitre Japonais Hideaki Nagano à Tokyo, qu’Eric Van Hove, lors d'un passage en Belgique, réalise son premier métragramme sur sa mère dans le salon de la maison familiale près de Leuven (Métragramme sur une femme Wallonne, Val d'or, Pecrot, Grez-Doiceau, Wallonie). De la vraie mère à la mère allégorique, depuis lors Eric Van Hove a répété cet acte 52 fois sur autant de femmes aux quatre coins du monde, dans des lieux aussi éloignés que la Polynésie et la Finlande, Madagascar et le Kirghizstan. Selon l’endroit de la terre où cela se passe, le geste est reçu de manières multiples.
Allégorie contemporaine, entre Vanité et Memento Mori, entre portrait et autoportrait, les Métragrammes s’offrent à différents degrés de compréhension. Eric Van Hove catalyse notamment dans ce pèlerinage toute une série de données spirituelles, culturelles et politiques de notre monde en rapide transformation. Première clé de lecture, le titre de chaque métragramme mentionne le « groupe » de la femme, le nom du lieu, ainsi que la date:
«Un élément qui me tient à cœur est le fait qu’aucun travail dans la série n’est une fiction: toutes les situations représentées sont réelles et les femmes avec lesquelles je travaille ne sont autres qu'elles-mêmes, dans leur réalité culturelle et sociale ; aucun « modèle ». (…) Il s'agit d'un kaléidoscope introspectif d’éléments classiques et de clichés contemporains où se croisent satire ethnologique, photo journalistique, voyeurisme touristique, symbole religieux et perspective politique. (…) La série des Métragrammes trouve entre autre son origine dans mon intérêt pour l’histoire de la représentation occidentale des non européens".
(Pour d’autres textes de l’artiste, voir www.transcri.be )
Artiste conceptuel, poète et voyageur, Eric Van Hove est né à Guelma en Algérie en 1975 et a grandi au Cameroun. Il vit aujourd’hui entre Bruxelles et Tokyo. Après ses études à l’Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles, il a obtenu une maitrise en calligraphie Japonaise traditionnelle à l’Université Tokyo Gakugei et en 2008 un PhD à l’Université des Arts de Tokyo. Ses interventions prennent tour à tour la forme d’installations et de performances, de vidéos, de photographies et d’écritures. Les Métragrammes, quant à eux, sont une série en constant devenir, un projet «

EXHIBITION # 006

ALEXANDRE CHRISTIAENS. POST-IT ZONES
28.5 – 27.6 2009

(…) Me voici à Delhi d’où ce soir je prendrai le train pour descendre dans le Gujarat. J’y retrouverai ports, dockers, marins, travailleurs, ferrailleurs, vagues et marées. Et puis, et surtout –je l’espère – cette chose avec laquelle j’aime avancer, les imprévus que je ne connais ni soupçonne. (…)

Ainsi que l’écrit Emmanuel d’Autreppe, critique de la photographie et responsable du Centre de documentation «Les Brasseurs-Annexe» à Liège, l’œuvre d’Alexandre Christiaens constitue, pour sa capacité de «constater, certifier, émouvoir» «l’un des travaux photographiques contemporains les plus passionnants et complexes en Belgique».

Farouchement attaché au medium argentique et aux tirages manuels, tant pour la couleur que pour le noir et blanc, Alexandre Christiaens travaille depuis plusieurs années sur divers fronts récurrents tout au long de ses voyages en Roumaine, en Grèce, en Chine, en Inde: l’urbanisation galopante, le métissage de la vie naturelle et de la friche industrielle, mais aussi les grottes, les nocturnes et les marines. Autant de «Post-It Zones», ou thèmes de prédilection.

Tout se tient dans ce travail: si les images des grottes captent un temps universel, sans début ni fin, où au bout d’interminables prises de vue, la caméra parvient à séparer la lumière de l’obscurité la plus dense, les travaux qui se présentent sous le nom de «Paysages portuaires, voyages et escales», sont une façon de refaire surface après la quête des origines. Ville en transformation, bateaux sillonnant les mers, océans en mouvement expriment alors l’idée du transit ou l’image d’une solidité douteuse.

Pour cet artiste, ébéniste de formation, autrefois plasticien et sculpteur, pratiquant l’aïkido, l’action est un besoin et «photographier engage tout le corps». Il en ressort une photographie de très grand impact visuel, presque physique, mais qui sait dialoguer comme peu d’autres avec «l’inconnu, l’impénétrable, l’indéfinissable», notamment la mer et le ciel.

C’est «un savant dosage, précisément – ou plutôt une intense confrontation – d’ordre et de désordre», comme écrit d’Emmanuel d’Autreppe dans le beau texte qui accompagne l’exposition. Tout se joue dans la dualité de densité de la matière et de légèreté des airs, d’obscurité et de lumière, ou encore, de profonds silences vis-à-vis de l’activité frénétique des hommes et des machines.

«Des déambulations passagères d’un voyageur débordé du monde», Alexandre Christiaens résume ainsi l’histoire de ses images. Son goût pour l’accident et le non-maîtrisé, pour la rencontre imprévue nous disent beaucoup sur le courage et sur la difficulté de sa démarche. Des images qui ne veulent pas saisir l’instant décisif, mais qui se situent plutôt dans un temps suspendu, ouvert sur ce qui précède et ce qui suit.
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“Hier ben ik dan in Delhi waar ik vanavond de trein neem om af te stappen in de Gujarat. Ik vind er havens, dokwerkers, zeelui, ijzerhandelaars, golven, eb en vloed en bovendien - en vooral - hoop ik, dat waarin ik vooruit wil gaan : het onvoorziene dat ik niet ken ,nog vermoed…”

Zoals Emmanuel D’Autreppe fotocriticus en verantwoordelijke van het documentatie centrum “Les Brasseurs/Annexe” in Luik schrijft, is het werk van Alexandre Christiaens omwille van zijn vermogen om “waar te nemen, te bevestigen en emotie op te wekken” “een van de meest gepassioneerde en complexe hedendaagse fotowerken in België”.

Met overtuiging gebonden aan de praktijk van de analoge fotografie en met de handgemaakte afdrukken, zowel in kleur als in zwart- wit, werkt Alexandre Christiaens sinds meerdere jaren op verschillende terugkerende fronten, tijdens zijn reizen in Roemenie, Griekenland, China en Indie: de galoperende urbanisatie, de verweving van het natuurlijke en het industriële leven, maar ook de grotten, nacht- en zeezichten. . Evenveel Post-It Zones, of lievelingsthemas.

Alles houdt steek in dit werk: enerzijds vatten de beelden van de grotten een universele tjid, zonder begin nog eind (waar na de oneindige opnames de camera erinslaagt het licht van de meest intense duisternis te scheiden), anderzijds de werken die zich onder de naam “Paysages portuaires, voyages et escales “ worden voorgesteld, zijn een manier om terug in de realiteit te komen. Steden in ontwikkeling, boten die deinen op zee, oceanen in beweging, drukken op die manier het idee van de doorreis, of het beeld van een twijfelachtige stabiliteit.

Voor deze kunstenaar, meubelmaker van opleiding, voorheen beeldende kunstenaar en beeldhouwer, beoefenaar van aikido, is beweging een noodzaak en “fotograferen gebeurt met het ganse lichaam”. Het resultaat is een fotografie met een zeer groot visueel impact, haast fysisch, maar dat in dialoog treedt zoals weinig andere beelden met “het onbekende, het ontoegangelijke, het ondefinieerbare” zoals de zee en de lucht.

“Het is een bedachte dosering of eerder een intense confrontatie van orde en chaos” zoals Emmanuel D’Autreppe in zijn tekst schrijft die de tentoonstelling begeleid. Alles speelt zich af in de dualiteit tussen de dichtheid van de materie en de lichtheid van luchten, duisternis en licht, of nog in de diepe stiltes tegenover het frenetieke gejakker van mens en machines.

“Voorbijgaande zwerftochten van een reiziger die door de wereld is overweldigd “ zo vat Alexandre Christiaens de geschiedenis van zijn beelden samen. Zijn zin voor het toeval en het onbeheerste, voor de onverwachte ontmoeting vertellen ons veel over de moed en de moeilijkheid van zijn strategie. Beelden die niet het “beslissende moment” willen grijpen maar zich eerder bevinden in het tijdsvacuum, open voor alles wat voorafging en wat volgt.

EXHIBITION # 005

LUCKY TRAPEZIUM. FOUR PAINTERS IN GOOD SHAPE
JAN(US) BOUDEWIJNS, LIEVEN HENDRIKS, WANNES LECOMPTE, XAVIER MARTIN
24 APRIL - 23 MAY 2009

Avec l’exposition Lucky Trapezium, Four Painters in Good Shape Rossicontemporary a voulu présenter au public bruxellois l’œuvre de quatre jeunes peintres contemporains - trois belges et un hollandais.
Dès le début du projet, la forme géométrique du trapèze a semblé exprimer parfaitement la rencontre de ces quatre langages picturaux différents mais complémentaires, mais elle dit aussi le défi de les montrer tous simultanément dans le petit espace trapézoïdal de la galerie.

Ici, les quatre peintres ont exploité les murs en largeur et en hauteur, comme dans un moderne cabinet d’amateur de tableaux, dans une confrontation voulue entre «empires puissants mais amis». Un peu comme quatre fenêtres donnant sur des saisons différentes. Le résultat en est un accrochage serré et concis, où ces quatre approches de la peinture, sans aucune concession aux tendances tape à l’œil et aux effets faciles, développent une silencieuse réflexion sur la peinture, sa spécificité, son essence.

Et quand on arrive à réunir quatre peintres pur-sang en un espace épuré et baigné d’une magnifique lumière froide du nord, on est en droit de se dire chanceux, voire heureux: Le «Trapezium» a alors mérité l’appellation de «Lucky».

Dans ses œuvres, Lieven Hendriks (Amsterdam, 1970) réintroduit subtilement le concept de trompe l’œil. Au lieu de miser sur des effets hyperréalistes, il le rajeunit et le transforme en une image autre où la figuration propre au trompe l’œil semble se dissoudre en images abstraites de grande force visuelle. C’est là une approche intellectuelle très fine de ce problème éminemment pictural: la peinture met en scène l’illusion et se réserve le droit de la dévoiler, si elle le souhaite. Un hollandais dans le pays de Magritte, ou la première exposition en galerie de Lieven Hendriks en Belgique.

Xavier Martin (Séoul, 1974), Prix de la jeune peinture en 2003, montre ici une série de 11 nouveaux petits tableaux, des paysages. C’est une peinture qui tend au monochrome, où une vibration de couleur, une touche de pinceau ou un brin d’image reconnaissable créent la sensation du paysage, sa profondeur, son atmosphère. C’est une approche résolument minimaliste où tout est suggéré plus que dit. Beaucoup de classe et d’élégance chez ce peintre qui continue à surprendre pour le contrôle qu’il sait s’imposer sur tous ses instruments. Les tons bruns, verts et mauves, les ambiances vaguement orientales qu’il aime susciter en hommage à ses origines, lui valent la reconnaissance d’une grande originalité et une place de premier plan dans le panorama de la peinture belge actuelle.

L’artiste gantois Jan(us) Boudewijns (1977) crée ses peintures sur des panneaux signalétiques. Si les dernières années, il avait réalisé un joyeux langage de formes mi-abstraites mi-naturalistes sur ses signaux tantôt carrés, tantôt ronds, tantôt rectangulaires, la nouvelle série, qu’il montre ici pour la première fois, isole des images de la route – trottoirs, passages piétons, rotondes…-. Le signal devient ici miroir qui isole et intensifie, comme si sur les panneaux on ne voyait reproduite qu’une image essentielle de la route elle-même et de ses composants. À proprement parler, Jan(us) Boudewijns ne peint pas. D’après ses dessins, des films autocollants sont découpés au laser puis assemblés par l’artiste sur la surface métallique du signal. C’est là la grande réussite de cette série qui recrée, de manière tout à fait inédite et avec des matériaux industriels, le climat de la meilleure peinture belge, de Khnopff à Tuymans, en passant par Raoul De Keyser. Un art de grande sensibilité qui ne doit pas passer inaperçu.

Wannes Lecompte (1979), le plus jeune des quatre artistes, évolue librement dans une dimension expérimentale, à la recherche de nouvelles frontières pour sa propre peinture, pour la peinture. Pour ce faire il met en jeu le hasard, l’invite à collaborer, à remplacer le «goût» du peintre ou à lui dicter la voie. Autour du hasard, Wannes Lecompte conçoit des systèmes qu’il teste ensuite sur la toile pour que l’image picturale en sorte renouvelée et rafraîchie. La série qu’il présente chez Rossicontemporary se compose de toiles tendues sur le châssis seulement sur deux côtés. À la lumière de l’atelier, les plis et les ondulations de ces toiles ont indiqué des ombres. Le peintre a peint suivant leur tracé. La peinture est alors ce que le hasard a voulu, à un moment et en un lieu donné. L’effet est d’une grande délicatesse, et raconte à l’œil attentif un amour aussi retenu que total pour le «moindre» acte pictural.
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Met de tentoonstelling Lucky Trapezium, Four Painters in Good Shape wil Rossicontemporary het Brusselse publiek confronteren met het werk van vier jonge hedendaagse schilders - drie Belgen en één Nederlander.

Vanaf het begin van dit project leek de geometrische vorm van het trapezium perfect de ontmoeting tussen vier verschillende maar eveneens complementaire schilderstijlen uit te drukken. Het is evenwel ook de uitdaging om die te tonen in de kleine trapezoidale ruimte van de galerie.

De vier schilders hebben de ruimte gebruikt in de hoogte en in de breedte , als een modern schilderijenkabinet, in een gewilde « titanenclash » maar evengoed onder vrienden. Het resultaat is een strenge en beredeneerde ophanging waarin vier benaderingen van de schilderkunst, zonder enige concessie aan gemakkelijke effecten en opzichtigheid een verstilde reflectie over de schilderkunst, haar specificiteiten en essentie mogelijk maken.
En als je vier rasechte schilders kan verzamelen in een uitgepuurde ruimte die baadt in een prachtig koud noorderlicht dan mag je aan « Trapezium » het begrip « Lucky » koppelen.

Lieven Hendriks (Amsterdam, 1970) herintroduceert op subtiele wijze het begrip » trompe l’œil » In plaats van te mikken op hyperrealistische effecten, verjongt en vervormt hij het beeld waardoor de figuratie eigen aan « trompe l’œil’ » lijkt op te lossen in sterk visueel abstracte beelden. Het is een fijne intellectuele benadering van een gekend picturaal probleem : hoe de schilderkunst de illusie in scène zet en zich voorbehoudt haar te ontsluieren als zij dat wenst.
Een Nederlander in het land van Magritte, of de eerste galerietentoonstelling van Lieven Hendriks in België

Xavier Martin (Seul, 1974), toont hier een serie van 11 nieuwe, kleine schilderijen, landschappen. Het is een schilderkunst die naar het monochrome neigt, waar een kleurvibratie, een borstelstreek of een even herkenbaar brokje werkelijkheid de sensatie van het landschap, van zijn diepte, zijn atmosfeer weergeeft. Het is een duidelijke minimalistische benadering waarin meer wordt gesuggereerd dan getoond.
Een werk van heel wat klasse en elegantie bij deze schilder die blijft verrassen en in het gebruik van bruine, groene en paarse tonen en de vage oosterse sferen als hommage aan zijn origines een originele bijdrage levert tot de hedendaagse Belgische schilderkunst.

De Gentse kunstenaar Jan(us) Boudewijns (1977) maakt zijn schilderijen op signalisatieborden. De voorbije jaren heeft hij een vrolijk spel van half abstracte, half naturalistische vormen ontwikkeld, nu eens op vierkante, dan weer ronde of rechthoekige borden.
Zijn recent werk, dat hier voor het eerst getoond wordt , toont beelden van de weg –stoepen, voetgangerszones, rotondes… Wat we te zien krijgen zijn geisoleerde, versterkte en geabstraheerde fragmenten van de werkelijkheid.
Om eerlijk te zijn, Jan(us) Boudewijns schildert niet. Van zijn tekeningen worden zelfklevende films gemaakt die daarna door de kunstenaar op metalen signalisatieborden worden gekleefd.
Het grote welslagen van deze reeks bestaat er in dat de kunstenaar op een zeer eigen wijze en met de hulp van industriële materialen er in slaagt het beste van de Belgische schilderkunst van Khnopff tot Tuymans, en zeker ook Raoul De Keyser in zijn werk te betrekken.

Wannes Lecompte (1979), is de jongste van de vier. Hij evolueert vrij binnen een experimentele dimensie op zoek naar nieuwe grenzen voor zijn eigen schilderkunst, voor de schilderkunst. Daarin betrekt hij het toeval, nodigt het uit tot samenwerking, laat het keuze en wil van de schilder bepalen. Rond het toeval ontwikkelt Wannes Lecompte systemen die hij daarna uittest op doek om een nieuw en fris beeld te bekomen. De reeks die hij bij Rossicontemporary toont zijn doeken die slechts aan twee kanten op het raam zijn opgespannen.
In het licht van het atelier, geven de plooien en golven in het doek hun eigen schaduw weer. De schilder brengt dan in dat spoor zijn verf aan. Het schilderij wordt daarbij volledig onderworpen aan het toeval, op een gegeven tijdstip en plaats. Het resultaat is van een grote verfijnheid en reveleert voor het aandachtige oog een zowel ingehouden als totale overgave voor de «geringste » picturale daad.

EXHIBITION # 004

STEFAN SERNEELS. L’URGENCE DE L’INCONNU
19.3 - 18.4 2009

Rossicontemporary a le plaisir de vous convier le jeudi 19 mars à 18 h dans son espace rue de Praetere (Bascule, Uccle) au vernissage de l’exposition personnelle de Stefan Serneels, l’un des peintres les plus talentueux de la nouvelle scène belge. À voir: deux encres de Chine géantes, huit pièces choisies de format moyen et une série de 40 dessins au crayon de dimensions plus réduites.

En heureux équilibre entre peinture et signe graphique, c’est à l’encre noire que Stefan Serneels peint et dessine à la fois, dans un registre et un medium qui font penser à Léon Spilliaert. Et, en effet, Spilliaert est un artiste exemplaire sur lequel Stefan Serneels a longtemps médité et avec qui il partage bien plus qu’une simple similitude de moyens techniques.

L’urgence de l’inconnu, titre de cette exposition, exprime parfaitement l’élan vital qui anime la recherche de Stefan Serneels, toujours en quête d’une spontanéité totale du geste pictural, dans le petit comme dans le grand format. Dans l’atelier, assidûment, Stefan Serneels apprend à gérer les noirs intenses de l’encre et ses tonalités de gris, pour les mettre au service de figures en fluide métamorphose sur le papier; il y apprend surtout à exploiter les potentialités du blanc de la feuille et à les utiliser en éclats de lumières qui rythment les compositions de signaux abstraits.

L’urgence de l’inconnu est aussi pour Stefan Serneels le goût véritable de ce théâtre de l’absurde qu’il met en scène. Regarder ses œuvres (encres, dessins, mais aussi sculptures et vidéos), c’est entrer dans une réalité fictionnelle, un temps bloqué, où des objets et des lieux autrefois domestiques sont subitement traversés par le rêve, comme dans un éternel déjà vu. Tension et suspens règnent entre portes, balustrades et rampes d’escalier de maisons devenues «magiques». Peut-être ces maisons (où même les ombres font peur) sont-elles celles que chacun de nous porte en soi dès l’enfance.

Stefan Serneels se passionne pour le film noir, les thrillers, les horror movies. La perspective comme symptôme pictural de la peur. L’urgence de l’inconnu comme rencontre et catharsis de soi.
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Rossicontemporary nodigt U uit op donderdag 19 maart vanaf 18 uur voor de opening van de solotentoonstelling van Stefan Serneels, één van de meest talentvolle schilders van de nieuwe Belgische scène. Er worden tentoongesteld twee grote en acht midden formaat werken op papier en een serie van 40 potloodtekeningen van kleinere dimensies.
In een geslaagd evenwicht tussen schilder- en tekenkunst, werkt Stefaan Serneels met zwarte inkt, met een techniek die ons doet denken aan Léon Spilliaert. Stefaan Serneels heeft lang gemediteerd op deze kunstenaar en er bestaan tussen hen meer vergelijkingen dan een éénvoudig gebruik van hetzelfde medium.
L’urgence de l’inconnu, titel van de tentoonstelling, drukt perfect de zoektocht uit van Stefaan Serneels naar een totale spontaniteit van de picturale beweging. Met volharding, zoekt Stefaan Serneels in zijn atelier naar het expressieve potentieel van het intense zwart en de grijze tonaliteiten van de inkt om ze dan ten dienste te stellen van figuren in fluïde metamorfose op het papier. Hij experimenteert vooral de kracht van het wit van het blad als taal van abstracte signalen die de compositie ritmeren.
L’urgence de l’inconnu is voor Stefan Serneels ook de weerspiegeling van het absurde theater dat hij in scene brengt. Naar zijn werken kijken (tekeningen, schilderijen maar ook sculpturen en video’s) is binnentreden in een fictieve realiteit waar de tijd stilstaat, waar de huiselijke objecten en plaatsen zijn doorkruist door de droom zoals in een eeuwige déjà vu. Spanning en suspens heersen tussen de deuren, de balustrades en trapleuningen die een magische dimensie krijgen. Misschien zijn deze huizen (waar zelfs de schaduwen angst aanjagen) degenen die ieder van ons sinds zijn kindertijd in zich draagt.
Stefaan Serneels is gepassioneerd door horror movies en de film noir. Het perspectief als picturaal angstsymptoom. Het binnendringen van het onbekende als ontmoeting en catharsis van zichzelf.
kwaliteitsnormen voldoen, nodigt Rossicontemporary U uit om onze galerij regelmatig te bezoeken om zo de hedendaagse kunst te blijven volgen en te ontdekken.

EXHIBITION # 003

PENCIL TOWERS, STONE FISH, RISING SUNS, GHOSTS, AURAS AND OTHER DELICIOUSLY EMERGING ENTITIES. (THINGS THAT APPEAR ARE GENERALLY FRIENDLY, BUT THEY TEND TO ESCAPE US)
5.2 - 14.3 2009

A propos de tourelles en forme de crayon et autres levers de soleil

Personne ne sait ce qu’est l’aura d’une œuvre d’art. Le terme vient hélas d’un brillant auteur qui avait l’habitude de penser en écrivant de sorte que ses textes sont difficiles non seulement parce que l’homme était tellement intelligent, mais aussi parce qu’il exposait les choses de manière si pénible et équivoque qu’elles en devenaient encore plus énigmatiques et incompréhensibles qu’elles ne semblaient l’être au départ. Heureusement cela ne dérange que les gens qui veulent tout comprendre. Il s’agit apparemment de ceci: les choses peuvent se dresser devant notre nez et en même temps nous sembler insaisissables, comme si elles étaient très éloignées. Ou au contraire elles sont très lointaines, mais en même temps elles nous prennent à la gorge. Lorsque nous nommons quelque chose une crise, nous savons que cette appellation n’enlève rien à la nature inconnaissable et incontrôlable des apparences que nous croyons percevoir. Le grand critique Roger Fry a exprimé cela en ces termes: « Si je devais expliquer comment il est possible qu’une œuvre d’art éveille dans notre cœur et dans notre esprit quelque chose de plus grand, alors je devrais devenir mystique. Je préfère alors ne rien expliquer ».

Chacun des cinq artistes réunis pour cette exposition est, de manière passionnée et subtile, préoccupé par le faire artistique. Bart Lodewijks dessine à la craie sur des façades, fragilement, le dos tourné aux habitants du quartier qui lui demandent des explications et l’invitent aussi à faire des dessins dans leur maison. Faites connaissance avec ce dandy délicat et généreux. A partir de ses dessins, la ville se profile, avec son architecture et ses habitants. Tamara Van San fait des sculptures singulièrement libres qui, comme le dirait Tarkowski, ont un effet poétique, émouvant et parfois inquiétant, parce qu’elles semblent être le miroir de la réalité qui nous entoure, incongrue, se régénérant et se dépassant continuellement. À travers ses dessins, ses films et ses sculptures, Fia Cielen évoque l’image d‘une réalité qui semble pouvoir changer d’aspect sans répit. Lieven Segers touche, dans ses dessins et divers autres travaux, à ce lieu secret où l’obscur rencontre le rigolo. Par ses interventions piquantes comme des coups d’épingle, Stijn Van Dorpe oblige notre monde à décrocher légèrement.

Frank Maes et moi-même sommes heureux que Francesco Rossi ait mis à disposition le bel espace de sa nouvelle galerie afin de rendre possible cette rencontre.
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Over potloodtorentjes en andere zonsopgangen

Niemand weet wat het aura van een kunstwerk is. Jammer genoeg is de term afkomstig van een briljant auteur, die de gewoonte had al schrijvend te denken, zodat zijn teksten niet alleen moeilijk zijn omdat de man zo slim was, maar ook omdat hij alles nogal sukkelachtig en dubbelzinnig uiteenlegt en de dingen daardoor nog raadselachtiger en onbegrijpelijker maakte dan ze voordien al leken te zijn. Gelukkig is dit alleen jammer voor mensen die alles willen begrijpen. Waar het om lijkt te gaan is dit: de dingen kunnen voor onze neus staan en toch onvatbaar lijken, alsof ze heel ver weg zijn. Ofwel zijn ze ver weg, maar grijpen ze ons met echte handen bij de keel. Wij noemen iets een crisis, maar we weten dat die naamgeving niets afdoet aan de onkenbaarheid en de stuurloosheid van de verschijnselen die we menen waar te nemen. De grote criticus Roger Fry formuleerde het als volgt: ‘Als ik moet verklaren hoe het mogelijk is dat een kunstwerk iets groters in ons hart en in onze geest lijkt op te roepen, dan moet ik een mysticus worden. Daarom verklaar ik liever niets.’

De vijf kunstenaars die wij ter gelegenheid van deze tentoonstelling hebben samengebracht zijn elk afzonderlijk op een gedreven en fijnzinnige manier bezig met het maken van kunst. Bart Lodewijks tekent met krijt op gevels, kwetsbaar, met zijn rug gericht naar de onbekende buurtbewoners, die hem aanspreken en hem uitnodigen ook binnenshuis tekeningen te maken. Maak kennis met een delicaat dandy (iemand die het elegante struikelen beheerst), op zoek naar heldere weerstand, graag gevend. Vanuit zijn tekeningen doemt de stad op, met haar architectuur en haar bewoners. Tamara Van San maakt wonderlijk vrije sculpturen die, zoals Tarkovski het uitlegt, een poëtische, ontroerende en soms verontrustende werking hebben omdat ze een spiegel lijken te zijn van de incongruente, zichzelf voortdurend vernieuwende en overstijgende werkelijkheid die ons omringt. Fia Cielen roept met haar tekeningen, films en sculpturen het beeld op van een werkelijkheid die onafgebroken van gedaante lijkt te veranderen. Lieven Segers tast met zijn tekeningen en andere werken naar de geheime ontmoetingsplek van het duistere en het hilarische. Met zijn speldenprik-achtige, gevoelige interventies trekt Stijn Van Dorpe onze wereld lichtjes uit zijn haak.

Frank Maes en ikzelf zijn blij dat Francesco Rossi zijn nieuwe, mooie galerieruimte heeft aangeboden voor het mogelijk maken van deze ontmoeting.

EXHIBITION # 002

LUC DELEU. WORKS 1974-2008
27.11.2008 – 24.1.2009

La galerie Rossicontemporary a le plaisir de présenter au public bruxellois une sélection d’œuvres anciennes et récentes de Luc Deleu (1944), l’une des figures les plus originales et les plus marquantes de la scène artistique belge contemporaine.
Diplômé en architecture en 1969, Luc Deleu a développé au fil des années un discours urbanistique personnel et original dans le but de concevoir des modèles «démocratiques» pour la ville de demain. Après une quarantaine d’années de travail, Luc Deleu et son bureau T.O.P. Office poursuivent encore et toujours leur idéal avec cohérence et liberté. Si un réseau de liens et rappels se tisse sans cesse entre les différentes phases et projets, l’œuvre de Deleu apparaît surtout comme un crescendo spectaculaire dans sa volonté de confrontation avec des phénomènes de plus en plus complexes. Manifestes et propositions théoriques pour la ville, surprenantes sculptures monumentales, projets d’infrastructures, conception de villes entières…le tout scandé par des voyages d’étude par terre et par mer. Dans le passage continu entre le proche et le lointain, entre le minuscule et le gigantesque, Luc Deleu donne libre cours à sa soif de spéculation intellectuelle.
A ses débuts, vers 1970, alors qu’il œuvre dans le contexte très ouvert de l’art contemporain où les disciplines se croisent dans un esprit expérimental, Luc Deleu approche de manière très polémique les rouages de la pratique architecturale. Déjà dans son Manifeste Orbaniste de 1980, il met les architectes et les urbanistes face aux problèmes qui s’annoncent: accroissement exponentiel de la population mondiale, rétrécissement de l’espace disponible, menace d’épuisement des ressources, nécessité de recyclage des produits et des structures existantes. Il donne le nom d’Orbanisme à cette architecture globale qu’il envisage et il avance une série de propositions aux accents libertaires pour que la ville soit un lieu de démocratie pour tous ses habitants - humains, animaux, végétaux: il imagine des vergers urbains, la protection des mauvaises herbes, les midis sans circulation automobiles, les transports publics comme patrimoine par excellence….
Dans les années 80, sous le nom d’Echelle & Perspectives, Luc Deleu réalise des interventions sculpturales au moyen des grues et des pylônes à haute tension qu’il couche au sol, créant ainsi des effets de perspective inédits. C’est la «teneur en maquette» des choses qui le passionne, car elle lui permet le saut vers les terres vierges de la théorie.
Toujours dans les années 80, à côté de sculptures à partir de conteneurs (dont il fait des ponts, des arcs ou des monuments), il développe des projets d’infrastructures (le TGV à Bruxelles, l’arrivée du TGV à Anvers et bien d’autres) dans lesquelles se précise l’idée que le bien public doit être pensé comme la colonne vertébrale de la ville afin de garantir une grande qualité de vie à ses habitants et à ses visiteurs.
Dans les années 90, fort critique à l’égard du para-urbanisme des promoteurs privés aussi bien qu’envers l’intérêt presque exclusif des architectes moderniste pour l’habitation, Luc Deleu amplifie sa recherche théorique. Il commence une longue collecte et une classification minutieuse de données, de chiffres et d’informations qui débouchent sur ce qu’il appelle La Ville Inadaptée. Au bout d’un nombre important de déductions et calculs relatifs au besoin en infrastructures de «l’organe urbain» (effectués dans le cadre des projets Usiebenpole et Halfweg), il parvient à définir un générateur de structure urbaine, le DOS. Celui-ci, continuellement mis à jour car toujours «inadapté» à la réalité changeante, lui permet de générer des modèles de villes de tailles différentes qu’il appellera Brikabrak, Dinkytown, Octopus, NotforYou, Vipcity. Bien que différents l’un de l’autre, ces modèles évoquent la possibilité de villes à développement linéaire, en ponts superposés, où le trafic automobile est organisé au sous-sol, où le sol est réservé à la nature et au temps libre, et où les transports en commun sur rail en hauteur deviennent, tant au niveau symbolique que visuel, l’élément unificateur de la ville et de ses services.
Depuis 2006, le travail du T.O.P. Office est entré dans une nouvelle phase, «planétaire». Dans une présentation graphique très élaborée et originale, Orban Space est une étude approfondie de l’espace public dans le monde entier. Un autre «tour du monde» a commencé…
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Met genoegen toont de galerij Rossicontemporary een selectie van oud en recent werk van Luc Deleu (1944), een van de meest originele en toonaangevende figuren van de artistieke scène, aan het Brusselse publiek.
Afgestudeerd als architect in 1969, heeft Luc Deleu in de loop der jaren een persoonlijk en origineel stedenbouwkundig discours ontwikkeld met de bedoeling “democratische” modellen voor de stad van morgen te bedenken. Na ongeveer veertig jaar zetten Luc Deleu en zijn bureau T.O.P. office hun streven nog steeds coherent en in alle vrijheid verder. Altijd zit er een netwerk van verbanden en verwijzingen verweefd in de verschillende fasen en projecten, maar het werk van Deleu lijkt vooral een spectaculair crescendo, ontstaan vanuit de wil om de confrontatie aan te gaan met steeds complexere fenomenen. Manifesten en theoretische voorstellen voor de stad, verrassende monumentale sculpturen, infrastructurele projecten, ontwerpen voor volledige steden... dit alles ondersteund door studiereizen te land, ter zee en in de lucht. Door de voortdurende wisselwerking tussen het nabije en het verre, tussen het minuscule en het reusachtige, laat Luc Deleu zijn dorst naar intellectuele speculatie de vrije loop.
In het begin, rond 1970, toen hij werkte in de zeer open context van de hedendaagse kunst waar de verschillende disciplines elkaar ontmoeten in een experimentele sfeer, benadert Luc Deleu het raderwerk van de architectuurpraktijk op een zeer polemische manier. Al in zijn Orbanistisch Manifest van 1980 confronteert hij de architecten en stedenbouwkundigen met de problemen die zich aankondigen: exponentiële groei van de wereldbevolking, de inkrimping van de beschikbare ruimte, de dreiging van uitputting van de grondstoffen, de noodzakelijkheid om producten en bestaande structuren te recycleren. En hij geeft deze globaal gedachte architectuur in wording de naam Orbanisme. In die jaren poneert Luc Deleu een serie voorstellen met libertaire accenten om van de stad een democratische plaats te maken voor al haar inwoners – mensen, dieren, planten: hij denkt aan stadsboomgaarden, bescherming van het onkruid, verkeersvrije middagen, openbaar vervoer geklasseerd als monument...
In de jaren 80, realiseert Luc Deleu onder de noemer Schaal & Perspectief sculpturale interventies met behulp van kranen en hoogspanningsmasten die hij plat op de grond legt, wat ongekende effecten van perspectief oproept. Het is de “dimensie maquette” die hem fascineert omdat die het hem mogelijk maakt de sprong naar de onbetreden paden van de theorie te wagen.
Nog altijd in de jaren 80, en naast containersculpturen (waarmee hij bruggen, poorten of monumenten bouwt) ontwikkelt hij infrastructurele projecten (de TGV voor Brussel, het TGV-station voor Antwerpen en vele andere), waarmee hij de idee naar voor wil brengen dat het algemeen belang moet gezien worden als de ruggengraat van de stad, om aan haar inwoners en bezoekers een grote levenskwaliteit te bieden.
In de jaren 90, zeer kritisch tegenover het para-urbanisme van de privé-projectontwikkelaars zowel als tegenover de bijna exclusieve interesse van de modernistische architecten voor de huisvesting, breidt Luc Deleu zijn theoretisch onderzoek verder uit. Hij begint een langdurige inzameling en minutieuze classificatie van data, cijfers en informatie die uitmonden in wat hij La Ville Inadaptée noemt. Aan het eind van een belangrijk aantal berekeningen en afleidingen met betrekking tot de behoefte aan infrastructuren van het “stedelijk orgaan”, zie Usiebenpole en Halfweg, komt hij tot de definitie van een generator van stedelijke structuur, D.O.S. Deze, voortdurend up to date, want altijd “onaangepast” aan de steeds veranderende realiteit, laat hem toe stadsmodellen van verschillende grootte te genereren die hij Brikabrak, Dinkytown, Octopus, Not4You, Vipcity zal noemen. Alhoewel verschillend van elkaar, roepen deze modellen de mogelijkheid op van lineaire ontwikkelingen, met opeengestapelde bruggen, waar het autoverkeer ondergronds verloopt, het maaiveld voor de natuur en voor de vrijetijdsbesteding voorbehouden wordt en waar het openbaar vervoer, over een monorail in de hoogte, zowel symbolisch als visueel verheven wordt tot het element dat de stad en haar diensten verenigt.
Sinds 2006 is het werk van T.O.P. office in een nieuwe “planetaire”, fase beland. In een zeer uitgewerkte en originele grafische presentatie, is Orban Space een doorgedreven studie van de publieke ruimte over heel de wereld. Een andere “wereldreis” is begonnen...
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The gallery Rossicontemporary is pleased to present a selection of early and recent works of Luc Deleu (1944), a leading and one of the most original personalities of the Belgian artistic scene.

Since he graduated in Architecture in 1969, Luc Deleu has developed a highly personal and unique urbanistic discourse with the intention to create “democratic” models for the city of tomorrow. After approximately forty years of activity, Luc Deleu and his studio T.O.P. Office continue pursuing their ideals with coherence and independence. While a network of connections and recollections continue intertwining with the different phases of his work and projects, Deleu’s work appears above all to be an increasingly spectacular crescendo aimed at confronting ever more complex phenomena. Manifestos and theoretical proposals for the city, suprising monumental sculptures, infrastructural projects, concepts for entire cities ... all marked by study trips on land, at sea and in the air. By the continuous interaction between the near by and the distant, the tiny and the gigantic, Luc Deleu gives free play to his thirst for intellectual speculation.

In the 1970’s, while working in an open context of contemporary art characterised by experimental interactions between a variety of artistic disciplines, Luc Deleu approaches the mechanisms of architectural practice in a very polemic way. Already in his Orbanistic Manifesto of 1980, he confronts architects and urban planners with the problems to come : exponential increase of global population, shrinking of available space, threat of exhaustion of natural resources, necessity of recycling products and existing structures. And he calls this architecture on a global scale Orbanism. In those years, Luc Deleu makes a series of proposals with libertarian accents aiming at making the city a democratic place for all its inhabitants – humans, animals, plants: he thinks of urban orchards, the protection of weeds, traffic-free lunch-times, public transport classified as heritage ...

Throughout the 1980’s, Luc Deleu creates sculptural interventions called Scale & Perspectives using cranes and high-tension pylons which he lays on the ground, creating unknown effects of perspective. It is the “dimension of model” that fascinates him because this allows him to walk the unbeaten tracks of theory.

During the same period, in addition to container sculptures (with which he builds bridges, arches or monuments), he develops infrastructural projects (the high-speed train for Brussels, the high-speed train station for Antwerp and others), with which he wants to introduce the idea that the public interest must be considered the backbone of the city, so as to provide its inhabitants and visitors with a high quality of living.

During the 1990’s, very critical toward the “para-urbanism” of private real estate developers and the almost exclusive interest for housing of modernist architects, Luc Deleu continues developing his theoretical research. He starts a long collection and meticulous classification of data, numbers and information, resulting in what he calls The Unadapted City. After an important amount of calculations and deductions with respect to the need for infrastructure of the “urban organ”, cfr. Usiebenpole and Halfweg, he develops a definition for a generator of urban structure, the “D.O.S.”. This generator, always up to date because always “unadapted” to the ever changing reality, allows him to generate city models of different dimensions, which he will call Brikabrak, Dinkytown, Octopus, Not4You, Vipcity. Though different, these models evoke the possibility of linear developments, with superposed bridges, where car traffic is underground, the ground level is reserved for nature and leisure and where public transport, over an elevated monorail, is symbolically as well as visually upgraded as the element that unites the city and its services.

Since 2006, the work of T.O.P. office has reached a new, “planetary” phase. In a very elaborate and original graphic presentation, Orban Space is a thorough study of public space all over the world. Another “journey around the world” has begun..

EXHIBITION # 001

MANFRED JADE. NEW PORTRAITS
18.9 – 22.11 2008

« Mes photos sont libres de toute narration, de tout message, de toute composition, sans aucun des trucs usuels de la photographie. Je ne me suis jamais vu comme un photographe. Je n’ai jamais éprouvé le besoin de faire des images, ou de contribuer à la pollution sans fin que produit l’information.

Pour moi, prendre une photo est un acte presque religieux. Je veux être prudent. Mon discours ne concerne ni la réalité ni la subjectivité ni l’objectivité. Pour moi, réalité et spectateur, monde intérieur et monde extérieur, ne font qu’un.

Mes photos ont un caractère méditatif, proche du Zen ; leur propos est d’arrêter le temps, de produire un calme profond en opposition à l’acte de saisie de l’image. Mes photos neutralisent la mentalité de la précipitation : elles sont contemplation pour un esprit éclairé.

J’utilise la série et la répétition, mais pas dans un but documentaire. Je me vois faire des portraits toute ma vie sans chercher l’innovation, mais plutôt la perfection ».

Pour son exposition d’ouverture, la galerie Rossicontemporary est heureuse de présenter au public bruxellois le travail récent du photographe allemand Manfred Jade (Düsseldorf, 1961).

Depuis la moitié des années 90, c’est dans les métropoles d’Europe et d’Amérique Latine que Manfred Jade réalise ses portraits de jeunes filles et de jeunes garçons. Que ce soit à Barcelone ou à Odessa, à La Havane ou au Brésil, il installe son atelier ambulant dans des centres culturels, des écoles ou des lieux privés. Sa procédure est simple et classique : négatif 6 x 8, éclairage direct, figure isolée sur un fond blanc ou noir, en position frontale.

C’est là une distanciation esthétique savamment cultivée, une approche de l’image résolument minimaliste, comme si celle-ci ne pouvait atteindre sa pleine puissance qu’après une soustraction progressive de tout ce qui est superflu. De son atelier Manfred Jade bannit le contingent, la monumentalité, la mise en scène, le regard intimiste ou documentaire…

Tout est alors prêt pour que cette rencontre avec l’autre puisse avoir l’intensité d’un moment de vérité. Le paradoxe est là : comment obtenir une image intemporelle mais à haute densité corporelle, ou, autrement dit, comment atteindre en même temps le maximum d’abstraction et le maximum de présence physique. Il n’est pas alors sans intérêt de savoir que la magie des portraits romano-égyptiens du Fayoum constitue une référence fondamentale du travail de ce photographe allemand sorti de l’école des Becher.

Manfred Jade se dit mû par une grande curiosité pour les personnes. Il ne vise pas à réaliser un portrait socioculturel de la jeunesse contemporaine, ni un travail « ethnique » sur les identités. Son travail, méditatif et profond, est une quête presque obsessionnelle de l’énigme du visage au moment où éclot la personnalité (et son corollaire de sensualité). Manfred Jade connaît la discipline nécessaire pour capturer cet instant.
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« Mijn foto’s zijn zonder verhaal, zonder boodschap, zonder compositie, zonder de typische trucjes van fotografie. Ik heb mezelf nooit bekeken als een fotograaf. Ik heb nooit de behoefte gehad om beelden te maken of bij te dragen aan de oneindige vervuiling van de informatiestroom.

Voor mij is een foto nemen bijna een religieuse daad. Mijn werk gaat niet over realiteit, niet over objectiviteit of subjectiviteit. Voor mij zijn de werkelijkheid en de toeschouwer, de binnenwereld en de buitenwereld, één.

Mijn foto’s hebben een meditatief karakter dicht bij Zen, met de bedoeling om de tijd stil te zetten, om een diepe rust te produceren in tegenstelling tot de actie om het beeld vast te leggen. Mijn foto’s neutraliseren de mentaliteit van de gehaastheid. Ze zijn de contemplatie voor een verlichte geest.

Ik gebruik de serie en de herhaling maar niet voor een documentair doel. Ik zie mij mijn ganse leven portretten maken zonder op zoek te gaan naar innovatie maar eerder naar perfectie »

De nieuwe galerij Rossicontemporary stelt aan het Brusselse publiek de openingstentoonstelling voor van recente werken van de Duitse fotograaf Manfred Jade (Dusseldörf, 1961).

Sinds het midden van de jaren negentig, realiseert Manfred Jade zijn portretten van jonge meisjes en jongens in Europese en Zuid-Amerikaanse metropolen. Hij installeert zijn ambulant atelier in culturele centra, scholen of privé verblijven in Barcelona, Odessa, Havana of Brazilië… Zijn manier van werken is eenvoudig en klassiek: negatief 6 x 8, directe belichting, geïsoleerde figuren op een witte of zwarte achtergrond, in frontale positie.

Het is een sterk gecultiveerde estetische distanciëring, een resoluut minimalistische benadering van het beeld alsof het beeld zijn volledige kracht pas kan bereiken nadat al het overbodige op een progressieve manier is weggelaten. In zijn atelier verwerpt Manfred Jade het dagelijkse detail, de enscenering, de monumentaliteit, de intimistische en dokumentaire blik.

Alles is dan klaar opdat de ontmoeting met de andere een moment van waarheid kan worden. De paradox: hoe kan je een tijdloos beeld bekomen met een hoge lichamelijke dichtheid, of anders gezegd, hoe kan je op hetzelfde moment een maximum van abstractie en van fysieke aanwezigheid bereiken. Het is niet zonder belang te weten dat de Romeins-Egyptische Fayoum-portretten een fundamentele referentie zijn in het werk van deze Duitse fotograaf opgeleid aan de school van Bernd & Hilla Becher.

Manfred heeft een grote nieuwsgierigheid naar mensen. Zijn doel is niet om een sociocultureel portret te realiseren van de hedendaagse jeugd nog om een etnisch werk te maken over identiteiten. Zijn werk, meditatief en verdiept is een bijna obsessieve zoektocht naar het raadsel van het gezicht op het moment dat de personaliteit - met zijn corollarium van sensualiteit - naar buiten komt. Manfred Jade bezit de gave en de discipline om juist dit moment op te vangen.